Birmanie et autres conflits oubliés

Jeudi 12 avril 2007 4 12 /04 /2007 11:23

Prix Nobel de la Paix en 1991, la présidente de la Ligue Nationale pour la Démocratie en Birmanie, Aung San Suu Kyi, est toujours privée de liberté.

En mai 2006, la junte militaire avait promis sa libération, qu’elle lui a ensuite, nié, reportant sa promesse à 2007.
Il est peu vraisemblable que les Généraux tiennent leur engagement.
Son petit corps frêle cache une violente détermination. Aung San Suu Kyi, 62 ans, a passé en détention 12 des 17 dernières années. Depuis mai 2003, elle est à nouveau assignée à résidence. La junte militaire gouvernant le pays a en effet décidé la prolongation de sa détention dans le cadre de la loi « anti-subversion », alors même qu’elle n’a jamais été condamnée par un tribunal !
Parce qu’elle refuse de laisser son pays, sachant que sa présence évite à la Birmanie de sombrer dans l’oubli, Aung San Suu Kyi est, depuis plusieurs années, privée de téléphone et son courrier ne lui parvient pas toujours ; elle ne reçoit que très peu de visites, essentiellement de son médecin et de la personne qui l’approvisionne en nourriture.
Privée de liberté, isolée, elle dut endurer une cruauté ultime infligée par les Généraux : savoir son mari s’éteindre d’un cancer, à Oxford, sans pouvoir lui adresser un mot.
Son mari qui savait que son combat était plus fort qu’elle l’a épousée en sachant qu’il risquait de la perdre un jour.

Depuis 1991, date de sa victoire aux élections législatives, Aung San Suu Kyi est devenue l’ennemi public numéro un des autorités dictatoriales au pouvoir en Birmanie.
Elle n’a d’ailleurs jamais accédé à la fonction de Premier ministre, qui lui revenait pourtant de droit après que son parti, le LDN ayant remporté les seules élections démocratiques avec 80% des voix .
Aung San Suu Kyi est soutenue par de nombreuses associations internationales qui tentent de faire pression sur le gouvernement. Récemment, l’Assemblée Générale des Nations Unies a rejeté une résolution demandant plus de démocratie, malgré les pressions des USA.
De toutes les façons la junte militaire de s’asseoir sur les règles du jeu démocratique.

La Birmanie est aujourd’hui une des pires dictatures au monde.
Les rapports sur les exactions commises par la junte au pouvoir en Birmanie se succèdent. Une opposition brimée, des milliers de prisonniers politiques et des dizaines d’élus du LND emprisonnés, torturés, meurent en prison depuis dix ans, quand ils ne prennent pas la route de l’exil. Une gestion économique irrationnelle qui a conduit ce pays riche en ressources naturelles au rang des plus pauvres d’Asie. Des revenus détournés par le pouvoir, couplés à ceux du narcotrafic, qui servent à financer le conflit que livre Rangoon aux minorités ethniques dans l’est (Karen, Kanchi et Shan) depuis des dizaines d’années : certaines ONG évoquent l’usage d’armes chimiques, d’autres des tueries et des viols contre les populations Karenni. Des affrontements qui ont provoqué des milliers de morts, des exodes massifs de population (150 000 birmans sont réfugiés dans la Thaïlande voisine) et une dégradation de la situation humanitaire : la mortalité infantile serait de 7% et l’espérance de vie de 56 ans, considérablement réduite par la présence de maladies (malaria, sida, typhoïde) et le manque d’infrastructures sanitaires.

Fortes du soutien diplomatique de la Chine et de la Thaïlande
, avec qui elles entretiennent des relations économiques étroites, les autorités de Rangoon s’en lavent les mains. Lorsque le Conseil de sécurité de l’ONU, grâce à l’impulsion de l’ancien président tchèque Vaclav Havel et de l’archevêque sud-africain Desmond Tutu, plaçait la question birmane à son ordre du jour permanent (en septembre dernier), la junte répondait en jetant en prison six démocrates.
Il y a environ trois mois, l’Organisation internationale du travail (OIT) déclarait vouloir saisir l’ONU et la Cour pénale internationale pour le manque de volonté de Rangoon à combattre le travail forcé. On ignore encore par qu’elle mesure cynique le régime va répliquer.

Parce qu’il est important de nous rappeler que certains êtres sont des héros silencieux, qu’ils portent  en eux ce que l’humain a de meilleur, nous voulons que personne n’oublie le combat d’Aung San Suu Kyi pour la libération de son pays du joug de la dictature.

Signez la pétition pour la libération d' Aung San Suu Kyi içi

En savoir plus :
Info - Birmanie est une association loi 1901 à but non lucratif, née de la volonté de responsables associatifs et de citoyens soucieux de promouvoir le respect des droits de l’Homme et d’apporter aide et soutien aux peuples opprimés de Birmanie. Son objectif principal est de diffuser des informations sur la situation politique, économique et sociale de la Birmanie. (Avis personnel :  très bien fait et très informatif)

http://www.asskforfreedom.org/index.php Site à découvrir de toute urgence pour mieux comprendre ce qui se passe dans ce fabuleux pays : la Birmanie gouverné par un junte de narco-militaire.

Le monde diplomatique "Sur fond de rivalités des généraux : mutation de la dictature Birmane"  découvrez l'article complet içi

 

 

 

Par amoruso78 - Publié dans : Birmanie et autres conflits oubliés
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Jeudi 12 avril 2007 4 12 /04 /2007 20:43
 

Mieux informés sur les conséquences du soutien moral et financier à cette narco-dictature illégitime, les touristes français réfléchiraient à deux fois avant de partir en Birmanie , " espère Aurélie Zammarchi, responsable tourisme au sein d'Info Birmanie. Crée en 1996, cette association  a pour vocation de diffuser des informations relatives à la situation politique et humanitaire en Birmanie et de faire connaître au public la réalité des atteintes aux droits humains perpétrées dans ce pays. Après avoir lancé des campagnes sur la présence de Total
- l'investissement dans le pipeline Yadana a fait de Total le premier investisseur étranger en Birmanie depuis 1992 - ,  Info Birmanie veut agir sur l'industrie touristique et la responsabilisation de ses clients. " "La Birmanie est l'un des rares pays au monde où le développement touristique est aussi étroitement lié aux violations des droits humains fondamentaux : développement du travail forcé sur les chantiers liés à l'aménagement touristique, déplacements des populations habitant à proximité des sites touristiques, tourisme sexuel, dégradations de l'environnement et des lieux de cultes ", souligne Farid Ghehioueche, président d'Info Birmanie.

Recours au travail forcé généralisé, selon l'OIT

Dès 1990 ( année de l'annulation des élections démocratiques en Birmanie), la junte militaire a fait du développement touristique l'une de ses priorités économiques, pour plusieurs raisons: améliorer l'image du pays, permettre à la Birmanie d'entrer sur la scène économique internationale, attirer les investisseurs étrangers, mais aussi blanchir l'argent de la drogue. La construction de vastes complexes hôteliers (500 000 chambres disponibles), en un temps record, a été faite par des millions de Birmans, tous âges et sexe confondus, obligés de travailler dans des conditions d'esclavage. En 1998, une commission d'enquête de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) a constaté que le recours au travail forcé par la junte militaire était généralisé et systématique. Depuis, les représentants des Nations-Unies (et notamment le président de la Commission des droits de l'homme) se sont vus interdire l'octroi de visas pour se rendre dans le pays. " Cette politique d'ouverture au tourisme s'est rapidement concrétisée par l'expulsion manu militari des populations habitant près des sites touristiques et par l'utilisation du travail forcé pour la rénovation des monuments, la construction des routes et des hôtels", témoigne Farid Ghehioueche.

Les Birmans  interdits de contacts avec les étrangers

En novembre 1996, la junte a officiellement ouvert le pays au tourisme en lançant la campagne de promotion " Visit Myanmar Year ". 311 000 touristes ont été recensés en 2002 et, sur les deux premiers mois de l'année 2003, les chiffres s'élèvent à 70 000. Avec une obligation à l'entrée : échanger au minimum 300 dollars contre une " monnaie de singe " locale, procédé mis en place par la junte pour  blanchir l'argent de la drogue. Actuellement, 90 offres de tours opérateurs sont proposées aux touristes. " Les gens choisissant cette destination pensent trouver un pays intact, emprunt de spiritualité, explique Aurélie Zammarchi. Ce sont des gens aisés, appartenant aux catégories sociales supérieures mais qui, paradoxalement,  ne sont pas informés sur la situation politique du pays. Les voyagistes, dont certains sont par ailleurs spécialisés uniquement sur la Birmanie, évitent d'aborder le sujet ".  Les touristes continuent donc à ignorer que 3 millions de Birmans, vivant à proximité de leurs lieux de cultes, ont été déplacés pour permettre aux autorités d'aseptiser des zones entières, désormais réservées au tourisme. " En avril 1990, les 5200 habitants de Pagan (ville où sont situés de nombreux sites archéologiques et spirituels)  furent obligés de déménager à une trentaine de kilomètres de la ville, dans une zone aride et dépourvue d'équipements élémentaires, précise Farid Ghehioueche. Aujourd'hui , Pagan est devenue une ville fantôme hyper protégée ". Les circuits montés par les tour opérators  évitent soigneusement les zones qui pourraient ternir l'image sereine qu'ils vendent à leurs clients. " Tout a été pensé pour que les touristes ne rencontrent pas la population non plus, précise Aurélie Zammarchi. La junte interdit aux Birmans tout contact avec les touristes, qui eux-mêmes, sont  obligés de traverser la pays par avion...Tout est fait pour  cacher la réalité dans certaines zones stratégiques de guérillas et de travail forcé ". 
Plus qu'ailleurs, les impacts sociaux et environnementaux du tourisme dans une dictature sont multiples. Le lac Inle, site où vivaient des communautés de pêcheurs, a par exemple été " nettoyé " pour construire une sorte de " village témoin artificiel ". Outre le déplacement des communautés locales, cette opération a eu pour conséquence de détruire l'éco-système et de rendre inexploitable le lac par la population... La tradition des " femmes girafes " (coutume qui consiste à enserrer le cou des femmes dès l'enfance dans des anneaux) a été réhabilitée pour les touristes, en Birmanie et en Thaïlande, où les réfugiées birmanes ne sont tolérées qu'en raison de l'important flux touristique qu'elles apportent.

Si Info Birmanie regrette que les touristes, même informés, choisissent cette destination, elle n'appelle pas pour autant au boycott. Cette pratique reste anglo-saxonne - Lonely Planet a cessé de publier des guides sur la Birmanie, par exemple-. L'ONG cherche plutôt, en France, à responsabiliser les touristes. " Nos contacts avec le syndicat national des voyagistes n'ont jamais abouti à quoi que ce soit, explique Aurélie Zammarchi. Et même si certains grands groupes reconnaissent que la situation n'est pas normale et ne s'y implantent pas, ils refusent de communiquer sur le sujet ". La campagne, intitulée " Birmanie : et si on voyageait intelligent ? " vise en premier lieu les agences signataires de la Charte éthique du voyageur, afin qu'elles retirent de leur catalogue les offres sur la Birmanie, destination qu'elles vendent en outre à perte....

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Par amoruso78 - Publié dans : Birmanie et autres conflits oubliés
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Samedi 14 avril 2007 6 14 /04 /2007 16:51
Vidéos pour mieux connaitre Aung san Suu Kyi :
 

"Le peuple Birman" Vidéo en Fr de Aung san Suu Kyi (2min07)
 

"Merci de votre soutien" Vidéo en Fr de Aung san Suu Kyi (1min36)
 

"la peur" Vidéo en Fr de Aung san Suu Kyi (42s)

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Dates clés :

1942 - Les Japonais entrent en Birmanie avec l’armée de l’indépendance birmane, commandée par Aung San. La plupart des minorités ethniques soutiennent les Anglais.

1943 - Aung San (Son père) est ministre de la Guerre de la Birmanie indépendante occupée par les Japonais.

27 mars 1945 - L’armée birmane se soulève contre les Japonais.

19 juin 1945 - Aung San Suu Kyi, fille d’Aung San, naît à Rangoon.

19 juillet 1947 - Six mois après la signature de l’accord d’Indépendance, Aung San est assassiné en même temps que six autres membres de son cabinet.

4 janvier 1948 - Proclamation de l’indépendance de la Birmanie. Naissance de l’Union de la Birmanie, dont U Nu est le Premier ministre jusqu’en 1962. Le pays connaît une relative prospérité : il est le premier exportateur de riz d’Asie du Sud-Est, son système éducatif est réputé.

1958 - La guerre civile faisant de plus en plus de victimes, et des tensions internes apparaissant au sein du parti au pouvoir, U Nu confie la gestion d’un gouvernement provisoire au général Ne Win, un autre des trente camarades. Il sera néanmoins réélu en 1960.

1960 - Aung San Suu Kyi quitte la Birmanie avec sa mère, Daw Khin Kyi, nommée ambassadrice à Delhi.

2 mars 1962 - Ne Win prend le pouvoir par un coup d’État. U Nu et des centaines d’opposants sont arrêtés, des manifestations tournent au bain de sang. La constitution adoptée en 1948 est abolie. Le pays s’engage dans la « voie birmane vers le socialisme ». Les principaux secteurs de l’économie sont étatisés.

20 mars 1964 - Le BSPP (le Parti du programme socialiste birman) devient parti unique.

1964-1967 - Aung San Suu Kyi obtient une licence en philosophie, politique et économie au St. Hugh’s College (université d’Oxford).

1972 - Aung San Suu Kyi occupe un poste de chercheur au ministère des Affaires étrangères du Bhoutan et se marie avec un Anglais, Michael Aris.

1974 - Promulgation de la nouvelle constitution, naissance de la République socialiste de l’Union de Birmanie. La moitié du budget de l’État est allouée à l’armée.

1975 - Regroupement des mouvements ethniques, en désaccord avec le pouvoir central, dans un Front démocratique national.

1987 - Alors que le pays rejoint la liste des pays les moins avancés, Ne Win, sur le conseil de ses numérologues, remplace du jour au lendemain, et sans compensation, les trois quarts de la monnaie par des billets dont le montant est un multiple de 9, son chiffre porte-bonheur. Les économies de toute une vie se volatilisent, beaucoup de Birmans sombrent dans la misère.

De mars à juin 1988 - Des manifestations surviennent, d’abord à Rangoon, puis dans tout le pays.
La répression est brutale. Aung San Suu Kyi rentre en Birmanie en mars pour se rendre au chevet de sa mère souffrante à Rangoon.

Juillet 1988 - Un congrès extraordinaire du BSPP reconnaît la faillite du pays. Ne Win quitte le pouvoir.

8 août 1988 (8-8-88) - Les manifestations de mécontentement, réclamant l’avènement de la démocratie, voient défiler des millions de personnes dans le pays tout entier. Une fois de plus, elles sont réprimées. Il y aura entre 3 000 et 4 000 morts ce jour-là, et plus de 10 000 sur l’ensemble du mouvement.
Des milliers de personnes sont arrêtées.

26 août 1988 - Premier discours public d’Aung San Suu Kyi à la pagode Shwedagon, devant 500 000 personnes.
La fille du héros national devient instantanément un leader naturel dans un pays qui connaît la dictature depuis vingt-six ans.

18 septembre 1988 - La junte se maintient au pouvoir en abrogeant la constitution de 1974 et en créant le SLORC (Conseil d’État pour la restauration de la loi et de l’ordre).
La Birmanie devient le Myanmar, et Rangoon s’orthographie dorénavant Yangoon. L’opposition démocratique n’a jamais reconnu ces nouvelles appellations.

27 septembre 1988 - Fondation de la NLD (Ligue nationale pour la démocratie). Aung San Suu Kyi en est élue secrétaire générale.

18 juillet 1989 - Abrogation du système judiciaire et institution des tribunaux militaires.

20 juillet 1989 - Après avoir tenu des dizaines de meetings publics, Aung San Suu Kyi, en vertu de la nouvelle loi martiale, est assignée à résidence pour une durée de trois ans.
Elle est accusée de porter atteinte à la sûreté de l’État.

27 mai 1990 - La Ligue nationale pour la démocratie obtient 82 % des sièges aux élections législatives générales organisées par les militaires (les premières depuis 1960). Ceux-ci refusent de transférer le pouvoir, et ne laissent pas siéger l’assemblée nouvellement élue.

18 décembre 1990 - Suite au blocage de la situation, les forces démocratiques forment un gouvernement en exil, le National Coalition Government Union of Burma (NCGUB).

19 décembre 1990 - En réponse à une intervention personnelle du secrétaire général de l’ONU, Javier Perez de Cuellar, réclamant la libération d’Aung San Suu Kyi, le SLORC déclare que, si elle le souhaite, elle sera autorisée à rejoindre sa famille en Angleterre. Craignant de ne jamais pouvoir revenir, elle refuse.

10 juillet 1991 - Le Parlement européen lui décerne le prix Sakharov (attribué pour la défense des droits de l’homme).

14 octobre 1991 - Aung San Suu Kyi se voit décerner le prix Nobel de la paix.

2 février 1994 - Signature du contrat entre Total et la junte militaire pour l’exploitation de gaz naturel en mer d’Andaman.
Le groupe français investit 1,2 milliards de dollars.

20 septembre 1994 - Le général Than Shwe (Président du SLORC et Premier ministre du gouvernement) et le lieutenant-général Khin Nyunt (chef des services de renseignements de l’armée) rencontrent Aung San Suu Kyi (toujours en résidence surveillée) à son domicile.

10 juillet 1995 - Aung San Suu Kyi est libérée.
La mesure d’assignation à résidence qui la frappait est ainsi levée grâce à la pression internationale.

11 juillet 1995 - Aung San Suu Kyi déclare à la presse qu’elle continue sa lutte pour la démocratie et qu’elle invite les généraux à entamer le dialogue ; elle demande aux investisseurs étrangers d’attendre qu’un système démocratique soit mis en place avant de s’implanter dans le pays.

Avril 1996 - Un rapport faisant état de l’usage de la torture et du travail forcé en Birmanie est présenté devant la commission des droits de l’homme des Nations unies.

Septembre 1996 - Les interventions publiques qu’Aung San Suu Kyi tenait devant son domicile les samedi et dimanche après-midi sont interdites pour cause de « trouble de l’ordre public ». Ces dernières attiraient entre huit et dix mille personnes. Des postes de contrôle de l’armée sont placés des deux côtés de l’avenue de l’Université, soit à deux cents mètres du domicile d’Aung San Suu Kyi qui se trouve de facto replacée en résidence surveillée.

En savoir plus :

"le jasmin ou la lune" livre de Thierry Falise (Edition Florence Massot) : 6 extraits sur asskforfreedom.org remarquables qui retracent la biographie de Aung san Suu Kyi, une femme exceptionnel pour son engagement non-violent pour la démocratie en Birmanie au détriment de sa vie personnel (A lire de toute urgence)

Info - Birmanie est une association loi 1901 à but non lucratif, née de la volonté de responsables associatifs et de citoyens soucieux de promouvoir le respect des droits de l’Homme et d’apporter aide et soutien aux peuples opprimés de Birmanie. Son objectif principal est de diffuser des informations sur la situation politique, économique et sociale de la Birmanie. (Avis personnel :  très bien fait et très informatif)

Par amoruso78 - Publié dans : Birmanie et autres conflits oubliés
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Vendredi 20 avril 2007 5 20 /04 /2007 18:27

Le 23 février, cela fesait 5 ans qu'Ingrid Betancourt etait privée arbitrairement de liberté, otage d'un conflit interne qui ensanglante la Colombie depuis un demi-siècle.

Ingrid partage ce sort pitoyable avec beaucoup d'autres, dont certains depuis près de dix années, dans une de forets les plus inhospitalières de la planète.

Elle en est devenue le symbole, donnant son nom et son visage à ces milliers d'anonymes ainsi qu'à tous ceux qui souffrent d'une sale guerre jusque là méconnue par la communauté internationale.

Parmi les milliers de victimes de cette pratique barbare, Ingrid constitue, avec 56 autres, un groupe indissoluble d'otages " échangeables " pour lesquels aucune rançon n'est demandée, et que leurs ravisseurs, la guérilla des farc, ne veulent libérer que via un échange avec des guérilleros emprisonnés.

La Fédération Internationale des Comités Ingrid Betancourt, qui regroupe en Europe et ailleurs une cinquantaine de comités, se bat depuis février 2002, soutenue par plus de 1750 communes qui représentent toutes les tendances démocratiques. Le combat que nous menons ensemble n'est pas politique ; c'est une action citoyenne qui veut défendre les droits humains élémentaires - entre autre celui à la vie et à la liberté.

Au moment où Ingrid et Clara entament leur sixième année de détention, nous voulons lancer plusieurs appels.

Nous appelons à la raison tant le gouvernement colombien que les farc, et nous les enjoignons à se mettre - enfin - à la table de négociations, pour conclure au plus tôt un accord humanitaire conforme aux Conventions de Genève et au Droit International Humanitaire en général, car c'est la seule solution viable pour mettre fin au cauchemar des otages et de leurs proches.

Nous invitons tous les gouvernements d'Europe et l'ensemble de la communauté internationale à suivre l'exemple de l'Union Européenne qui, par la voix de son représentant à Bogota, a manifesté son soutien ferme à la conclusion de cet accord humanitaire et a manifesté avec vigueur son opposition aux opérations de libération par l'armée, opérations dont on sait qu'elles mettent gravement en danger la vie des otages.

Nous leur demandons également de manifester concrètement leur solidarité avec les efforts de médiation déployés par les gouvernements Suisse, Français et Espagnol, qui tentent depuis longtemps, par la voie diplomatique et avec des missions de terrain, de rendre possible un accord entre les deux parties en conflit. Ce groupe de pays " amis de la Colombie " a été et reste encore aujourd'hui, sous l'impulsion de la France, le seul acteur extérieur vraiment impliqué dans la recherche d'une solution, et il a plus que jamais besoin de l'appui de tous, sans exception.

Seule une pression internationale constante et déterminée peut contraindre les deux parties à négocier. Si agir pour la liberté, la vie et la paix sont synonyme de grandeur, les enlèvements, la guerre et la mort sont la honte de ceux qui s'y abaissent.

Signez la pétition de soutien à Ingrid "photo libertatd", içi

En savoir plus :

http://www.betancourt.info/indexFr.htm Site de soutien à Ingrid de Bétancourt et mieux comprendre les enjeux de la Colombie et le sort des otages 

Par amoruso78 - Publié dans : Birmanie et autres conflits oubliés
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Dimanche 27 mai 2007 7 27 /05 /2007 13:01

La Birmanie est le pays qui compte le plus d'enfants soldats au monde. En 2002 on estimait à près de 70 000 enfants sur 350 000 soldats que comptent l'armée Birmane, soit 20 % des soldats.  

Ces enfants bien souvent très jeunes, sont kidnapés et enrolés  de forces dans l'armé sous peine d'emprisonenemnt et de torture. après une période d'entrainement dans des camps spécialement prévus à cet effet, la junte militaire les contraint à commettre des actes de torture et de violences extrêmement graves à l'encontre des populations civiles et notamment à l'égard de toutes personnes présumés appartenir à des mouvements militaires d'opposition.

Malgré plusieurs résolutions du Conseil de Sécurité, la Birmanie, partie à la Convention Internationale relative aux droits de l'enfant, continue à violer l'interdiction qui y est consacrée d'enrôler dans ses forces armées des mineurs n'ayant pas atteint l'âge de 15ans

En savoir plus :

Info - Birmanie, 7 jours en solidarité avec le peuple Birman sur http://www.info-birmanie.org, l'un des sites référence Français pour comprendre l'histoire de la Birmanie et de ses drames

ASSK for Freedom Aung San Suu Kyi, site de référence Français pour comprendre le drame Birman http://www.asskforfreedom.org/

Par amoruso78 - Publié dans : Birmanie et autres conflits oubliés
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Lundi 11 juin 2007 1 11 /06 /2007 11:17

Un concert de réactions indignées a accueilli vendredi la décision par la junte militaire au pouvoir au Myanmar de prolonger d'une année l'assignation à résidence d'Aung San Suu Kyi, chef de file de l'opposition et lauréate du prix Nobel de la paix en 1991.

Une source gouvernementale birmane avait indiqué auparavant que son assignation à résidence, qui devait s'achever dimanche, avait été reconduite. "Des responsables du ministère de l'Intérieur se sont rendus à son domicile et l'ont informée", a déclaré cette source. A Washington, un porte-parole du département d'Etat, Tom Casey, a déclaré que Suu Kyi "aurait dû être libérée il y a longtemps, ainsi que tous les autres prisonniers politiques" détenus par la junte birmane. "C'est déplorable, c'est condamnable et nous voulons qu'elle sorte dès que possible", a-t-il ajouté.

Malgré des appels à la clémence lancée par la Maison blanche, les Nations unies, l'Union européenne et d'autres lauréats du prix Nobel, la décision de junte était attendue.

Le cabinet du secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a fait savoir que ce dernier "regrettait profondément" cette décision mais qu'il "(était) déterminé à continuer à oeuvrer en faveur de progrès tangibles au Myanmar".

DES SANCTIONS JUSQU'ICI INEFFICACES

"Il pense que plus vite seront levées les restrictions pesant sur Aung San Suu Kyi et d'autres personnalités politiques, plus vite le Myanmar pourra se rapprocher d'une réconciliation nationale globale, avec le rétablissement de la démocratie et un respect total des droits de l'homme", déclare son cabinet dans un communiqué.

Suu Kyi a vécu en détention pendant onze de ces 17 dernières années, et nombre de ses partisans ont été emprisonnés. Sa ligne téléphonique est coupée et les seuls visiteurs qu'elle peut recevoir sont sa bonne et son médecin. L'Allemagne, qui préside actuellement l'UE, a "profondément condamné" la décision de la junte birmane.

"La décision du gouvernement trahit une réticence persistante à inviter toutes les forces politiques et ethniques du pays à un dialogue authentique, dans le but de parvenir à une véritable réconciliation nationale et à l'établissement de la démocratie", estime Berlin dans un communiqué. La France a elle aussi déploré la prolongation de l'assignation à résidence de Suu Kyi.

Les sanctions occidentales ont jusqu'ici eu peu d'effet sur le comportement de la junte birmane, tout comme l'approche douce prônée par les partenaires de Rangoun au sein de l'Association des Etats du Sud-Est asiatique, que l'entêtement de la junte irrite de plus en plus.

En savoir plus :

Info - Birmanie, 7 jours en solidarité avec le peuple Birman sur http://www.info-birmanie.org, l'un des sites référence Français pour comprendre l'histoire de la Birmanie et de ses drames

ASSK for Freedom Aung San Suu Kyi, site de référence Français pour comprendre le drame Birman http://www.asskforfreedom.org/

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Samedi 13 octobre 2007 6 13 /10 /2007 11:37


Des informations en provenance du Myanmar (ex-Birmanie) ont fait état d’arrestations massives dans la nuit de mardi. Mercredi, l’armée a averti publiquement qu’il fallait s’attendre à d’autres arrestations. Des camions militaires équipés de haut-parleurs ont patrouillé dans Rangoun en diffusant le message: «Nous avons des photos. Nous allons procéder à des arrestations!»

Ces menaces et la présence persistante de l’armée ont créé un climat de peur. Dans le même temps, certaines personnes interpellées lors des arrestations de la semaine passée auraient été libérées, notamment des journalistes, des moines et des religieuses.

Les très nombreuses informations faisant état d’homicides, de disparitions et d’arrestations brutales à Rangoun sont extrêmement préoccupantes pour la population du Myanmar et pour ceux qui assistent à la crise.

Il est toujours très difficile de confirmer qui a été arrêté, où ces personnes sont détenues, pour quelles raisons et dans quelles circonstances. Cette incertitude est liée en partie aux restrictions imposées à l’usage d’Internet et du téléphone.

Les forces de sécurité ont intensifié les mesures visant à juguler la diffusion massive, notamment sur les blogs, d’images et d’informations sur la répression. L’accès à Internet reste limité et certaines lignes téléphoniques, y compris celles de diplomates, auraient été coupées. À Rangoun, les forces gouvernementales, à la recherche d’appareils photo et de téléphones portables, auraient commencé à procéder à des fouilles aléatoires et à des arrestations.

Au cours de la semaine écoulée, elles ont mené des opérations contre des monastères et attaqué des manifestants pacifiques, tirant à balles réelles et utilisant matraques et gaz lacrymogène.

 Les autorités ont fait état de 10 morts, au nombre desquels figure le vidéoreporter japonais Kenji Nagai, tué lorsque des soldats ont ouvert le feu sur un groupe de manifestants qui scandaient des slogans. On craint cependant que le nombre de tués ne soit en réalité beaucoup plus élevé.

Amnesty International estime qu’au moins 1 000 personnes, des moines pour la plupart, ont été arrêtées rien qu’à Rangoun. D’autres arrestations se seraient déroulées dans d’autres villes à travers tout le pays. Ces chiffres sont à ajouter aux 150 arrestations au moins qui avaient déjà eu lieu en août au tout début des protestations. De nombreux cadres du principal parti d’opposition, la National League for Democracy (NLD, Ligue nationale pour la démocratie), et d’autres militants figurent parmi les personnes arrêtées.

Amnesty International a condamné le recours à la violence contre les manifestants pacifiques et est très préoccupée par la sécurité de toutes les personnes détenues dans le pays. L’organisation a demandé aux autorités de veiller à ce que les détenus ne soient pas torturés ni maltraités.

Elle a également appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à imposer immédiatement un embargo total sur les armes à destination du Myanmar.

«Il faut envoyer d'urgence un message clair aux dirigeants militaires du Myanmar: leur répression brutale contre les manifestants pacifiques ne sera tolérée ou entretenue par aucun membre de la communauté internationale», a déclaré Irene Khan, secrétaire générale d'Amnesty International.

Les communications en direction et à partir du Myanmar étant très perturbées, il est difficile de suivre l’évolution de la situation en matière de droits humains dans le pays. Dans ce contexte, il est d’autant plus crucial que la communauté internationale exprime son indignation pour faire comprendre aux autorités du Myanmar que le monde a toujours les yeux braqués sur elles.

Le gouvernement du Myanmar a donné pour mission au vice-ministre du Travail, le général Aung Kyi, de se charger des contacts avec Aung San Suu Kyi.

Amnesty International continue de demander instamment que le rapporteur spécial de l'ONU, M. Sergio Pinheiro se rende dans le pays pour enquêter sur la situation.

 Amnesty International salue la déclaration faite jeudi 11 octobre par le Conseil de sécurité, lequel«déplore vivement» l'utilisation de la violence contre des manifestations pacifiques au Myanmar. Le Conseil de sécurité insiste également sur l'importance d'une libération rapide de tous les prisonniers politiques et de toutes les personnes encore détenues.

«De toute évidence, nous aurions souhaité que le Conseil fasse entendre sa voix de manière beaucoup plu forte et appelle à la libération inconditionnelle de Aung San Suu Kyi et d'autres prisonniers d'opinion. Il est clair que ces libérations sont essentielles si l'on veut arriver à ce que des progrès soient réalisés en matière de «dialogue authentique» et de «réconciliation nationale» comme le veut le Conseil de sécurité. Le Conseil aurait dû également souligner la nécessité pour les personnes impliquées dans de graves violations des droits humains de rendre compte de leurs actes, a déclaré Irene Khan, secrétaire générale d'Amnesty International. 

En Savoir plus sur toutes les actions sur Amnesty International France : 
www.amnesty.fr/index.php/amnesty/s_informer/actualites/crise_des_droits_humains_au_myanmar#résumé

Par amoruso78 - Publié dans : Birmanie et autres conflits oubliés
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Dimanche 16 mars 2008 7 16 /03 /2008 18:02

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Rappel des Faits :

Du 25 au 29 septembre 2007, les forces de sécurité au Myanmar ont attaqué des manifestants pacifiques et fait violement irruption dans les monastères, en réaction à la plus grande manifestation civile que l’on ait vue dans le pays depuis 1988


Initialement, la réaction est venue de la police, mais très rapidement les militaires sont intervenus et ont tiré des munitions en caoutchouc et de vraies munitions, utilisé des gaz lacrymogènes et des bombes fumigènes. Ils ont réprimé les manifestations pacifiques, frappant les participants avec des matraques en caoutchouc et en bois. Des milliers de manifestants ont été arrêtés, des centaines blessés et au moins 31 tués, bien que le nombre réel dépasse certainement la centaine.
Des milliers ont été arrêtés, des centaines d’autres blessés et au moins 31 personnes ont été tuées bien que le nombre réel, dépasse certainement la centaine.

Au cours des quatre mois qui ont suivi la répression, les forces de sécurité du Myanmar ont continué à arrêter les manifestants et ceux soupçonnés de sympathiser avec eux, notamment des moines, des journalistes, des défenseurs des droits humains et des militants.
Les arrestations se passent généralement la nuit et parfois les membres de la famille, ou les amis des individus recherchés sont aussi pris en otage pour exercer une pression sur eux et les amener à se découvrir. 

Avis personnel : 

Soutenons et relayons la campagne d'Amnesty International qui lance un appel aux principaux fournisseurs d’armes : la Chine, l’Inde et la Russie en leur demandant de cesser immédiatement tout transfert d’équipements militaires et de sécurité au Myanmar.
http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/agir/campagnes/armes/actions/non_aux_armes_pour_le_myanmar

J'en profite aussi pour pour relayer la campagne de Reporters Sans Frontières contre la censure sur Internet, venez vous joindre aux cyber-manifestations sur http://www.rsf.org/24heures/pages/ .

Solidarité enfin avec les Tibétains et leurs combats pour la survie de l'idendité Tibétaine. Non à la répression Chinoise qui s'amorce suites aux différentes manifestations au Tibet et au Sichuan marquant le 49 ième anniverssaire du soulèvement tibétain et de la fuite de sa sainteté le Dalai Lama.

Par amoruso78 - Publié dans : Birmanie et autres conflits oubliés
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Jeudi 22 mai 2008 4 22 /05 /2008 11:39

Le 2 mai, le cyclone Nargis a dévasté une partie du Myanmar (le delta de l’Irrawaddy et la région de Rangoon) provoquant la mort de dizaines de milliers de personnes et le déplacement de près d’un million d’autres qui se retrouvent sans nourriture, sans abri et sans soins médicaux.

Les Nations unies estiment que plus de 2,5 millions de personnes sont affectées et nécessitent en urgence de l’aide pour éviter d’autres morts ou la propagation de maladies.


Depuis plus de deux semaines, seule une partie de la zone dévastée et quelques personnes ont reçu de l’aide. Les autorités birmanes ont déclaré qu’elles n’avaient pas besoin d’assistance pour fournir et distribuer l’aide aux victimes.
Cependant, les agences des Nations unies et les organisations humanitaires, expertes dans les situations de crise provoquées par les catastrophes naturelles, déclarent qu’un énorme effort logistique est nécessaire après le passage d’un cyclone.

A la différence des gouvernements régionaux qui ont tiré des conséquences du tsunami dans l’Océan Indien en 2004, les autorités birmanes obstruent l’expertise internationale, l’aide et le matériel pour les victimes.

Le gouvernement du Myanmar a refusé d’ouvrir ses frontières pour laisser entrer l’aide, refusé d’attribuer des visas aux experts des Nations unies et internationaux, saisi le matériel d’urgence et retardé sa distribution, et restreint la circulation des humanitaires présents dans le pays pour accéder aux zones touchées.

Le matériel et l’aide humanitaire ont également été confisqués par les forces armées pour être revendus.

Amnesty International est aussi concernée  par le sort réservé aux Karens et autres minorités ethniques vivant dans les zones touchées par le cyclone car ils peuvent être défavorisés dans l’attribution de l’aide humanitaire. Les discriminations à l’encontre des minorités ethniques ont fait l’objet de nombreux rapports depuis des décennies.

Amnesty International craint que des milliers d’autres personnes meurent de malnutrition et de maladies contagieuses, conséquences de la politique des autorités birmanes.

Plus le temps passe, plus les survivants qui se retrouvent sans aide sont exposés à la mort.

En bloquant délibérément toute aide pour les victimes, le gouvernement du Myanmar violent le droit à la vie et les droits à l’alimentation et à la santé.

Extrait d'Amesty International sur
http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/s_informer/actualites/apres_le_cyclone_nargis

Avis Personnel :

Dans un monde où l'information circule si vite et où les émotions se succèdent à une vitesse grand V, nous oublions très vite ce qui nous a touché hier.

Pendant ce temps, des populations souffrent dans une indifférence quasi générale. Le régime Birman est l'un des pires régimes au monde ; en plus d'avoir mené son pays à la faillite totale, il fait reigner un régime de fer en privant sa poupulation de ces droits humains les plus fondamentaux. Le comble de l'ignominie est atteint quand  elle profite du cyclone Nargis pour accroitre son autorité et renforcer son oppression sur les minorités de son pays.
Après l'incarcération de Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix 1991, la révolte des moines en 2007, n'oublions pas encore une fois la Birmanie ...

Je vous invite à soutenir les actions d'Amnesty International ou de Reporters Sans Frontières par exemple, à interpeler votre député ou à vous interroger sur le rôle de Total qui est l'un des principals bailleurs de fonds de la junte biramne à travers l'exploitation d'un gisement de gaz et du passage d'un oléoduc vers la Thailande.

Guillaume SERVOS

Par amoruso78 - Publié dans : Birmanie et autres conflits oubliés
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Mardi 24 juin 2008 2 24 /06 /2008 11:14

Rappel des faits :

Il y a plus de 1 850 prisonniers politiques et prisonniers d’opinion au Myanmar (ex-Birmanie). Parmi eux, Daw Aung San Suu Kyi est l’une des plus connues.

Cofondatrice du principal parti d’opposition, la Ligue nationale pour la démocratie (NLD), elle est également l’une des personnalités politiques et l’une des militantes des droits humains les plus connues du pays (Prix Nobel de la paix en 1991).

Depuis 1989, elle a fait l’objet de plusieurs mesures de détention non officielle et d’assignation à résidence et son parti a été soumis à des restrictions – autant de mesures visant à empêcher Aung San Suu Kyi de devenir la dirigeante du Myanmar.
Elle se trouve en résidence surveillée depuis le mois de juillet 2003 et l’ordonnance de détention la concernant a été réexaminée le 27 mai 2008 : son assignation à résidence a été prolongée, selon les sources, de 6 mois à un an.

Aung San Suu Kyi est également membre du groupe The Elders (Les sages) mais son placement en résidence surveillée l’empêche de participer aux activités internationales de ce groupe visant à célébrer et à promouvoir le
60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH).


Son absence prolongée est un signe fort rappelant que la répression se poursuit au Myanmar et qu’il faut agir pour que les droits humains deviennent une réalité.


Signons la pétition d'Amnesty International pour demander la libération immédiate et sans condition d’Aung San Suu Kyi et de tous les autres prisonniers d'opinion du pays sur
http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/s_informer/actualites/il_est_temps_de_liberer_aung_san_suu_kyi


Extrait d'Amnesty International

Avis Personnel :


Aung San Suu kyi est une femme exceptionnel qui a mis sa vie entre parenthèse depuis 1989 où elle a décidé de participer à la vie démocratique Birmane en devenant leader de l'opposition Birmane. Cette femme d'exception, partisante de la non-violence privée de son marri et de ses enfants a sacrifié sa vie pour son pays dans la droite lignée de leader tels que Mahatma Gandhi en Inde, Martin Luther King aux USA pour les droits civiques ou Nelson Mandela et son mouvement anti-arpatheid en Afrique du Sud. "Usons de nos libertés pour promouvoir la notre" Aung San Suu Kyi, signez nombreux cette pétition et interpellez votre Maire ou votre député sur la situation en Birmanie.

Par amoruso78 - Publié dans : Birmanie et autres conflits oubliés
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Phrase du Jour

"Usez de votre liberté pour promouvoir la notre" Aung San Suu Kyi Prix Nobel de la Paix 1991

 

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