Jeudi 22 mai 2008

Le 2 mai, le cyclone Nargis a dévasté une partie du Myanmar (le delta de l’Irrawaddy et la région de Rangoon) provoquant la mort de dizaines de milliers de personnes et le déplacement de près d’un million d’autres qui se retrouvent sans nourriture, sans abri et sans soins médicaux.

Les Nations unies estiment que plus de 2,5 millions de personnes sont affectées et nécessitent en urgence de l’aide pour éviter d’autres morts ou la propagation de maladies.


Depuis plus de deux semaines, seule une partie de la zone dévastée et quelques personnes ont reçu de l’aide. Les autorités birmanes ont déclaré qu’elles n’avaient pas besoin d’assistance pour fournir et distribuer l’aide aux victimes.
Cependant, les agences des Nations unies et les organisations humanitaires, expertes dans les situations de crise provoquées par les catastrophes naturelles, déclarent qu’un énorme effort logistique est nécessaire après le passage d’un cyclone.

A la différence des gouvernements régionaux qui ont tiré des conséquences du tsunami dans l’Océan Indien en 2004, les autorités birmanes obstruent l’expertise internationale, l’aide et le matériel pour les victimes.

Le gouvernement du Myanmar a refusé d’ouvrir ses frontières pour laisser entrer l’aide, refusé d’attribuer des visas aux experts des Nations unies et internationaux, saisi le matériel d’urgence et retardé sa distribution, et restreint la circulation des humanitaires présents dans le pays pour accéder aux zones touchées.

Le matériel et l’aide humanitaire ont également été confisqués par les forces armées pour être revendus.

Amnesty International est aussi concernée  par le sort réservé aux Karens et autres minorités ethniques vivant dans les zones touchées par le cyclone car ils peuvent être défavorisés dans l’attribution de l’aide humanitaire. Les discriminations à l’encontre des minorités ethniques ont fait l’objet de nombreux rapports depuis des décennies.

Amnesty International craint que des milliers d’autres personnes meurent de malnutrition et de maladies contagieuses, conséquences de la politique des autorités birmanes.

Plus le temps passe, plus les survivants qui se retrouvent sans aide sont exposés à la mort.

En bloquant délibérément toute aide pour les victimes, le gouvernement du Myanmar violent le droit à la vie et les droits à l’alimentation et à la santé.

Extrait d'Amesty International sur
http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/s_informer/actualites/apres_le_cyclone_nargis

Avis Personnel :

Dans un monde où l'information circule si vite et où les émotions se succèdent à une vitesse grand V, nous oublions très vite ce qui nous a touché hier.

Pendant ce temps, des populations souffrent dans une indifférence quasi générale. Le régime Birman est l'un des pires régimes au monde ; en plus d'avoir mené son pays à la faillite totale, il fait reigner un régime de fer en privant sa poupulation de ces droits humains les plus fondamentaux. Le comble de l'ignominie est atteint quand  elle profite du cyclone Nargis pour accroitre son autorité et renforcer son oppression sur les minorités de son pays.
Après l'incarcération de Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix 1991, la révolte des moines en 2007, n'oublions pas encore une fois la Birmanie ...

Je vous invite à soutenir les actions d'Amnesty International ou de Reporters Sans Frontières par exemple, à interpeler votre député ou à vous interroger sur le rôle de Total qui est l'un des principals bailleurs de fonds de la junte biramne Ã  travers l'exploitation d'un gisement de gaz et du passage d'un oléoduc vers la Thailande.

Guillaume SERVOS

Par amoruso78 - Publié dans : Birmanie et autres conflits oubliés
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Phrase du Jour

"Usez de votre liberté pour promouvoir la notre" Aung San Suu Kyi Prix Nobel de la Paix 1991

 

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