Lundi 11 juin 2007

Un concert de réactions indignées a accueilli vendredi la décision par la junte militaire au pouvoir au Myanmar de prolonger d'une année l'assignation à résidence d'Aung San Suu Kyi, chef de file de l'opposition et lauréate du prix Nobel de la paix en 1991.

Une source gouvernementale birmane avait indiqué auparavant que son assignation à résidence, qui devait s'achever dimanche, avait été reconduite. "Des responsables du ministère de l'Intérieur se sont rendus à son domicile et l'ont informée", a déclaré cette source. A Washington, un porte-parole du département d'Etat, Tom Casey, a déclaré que Suu Kyi "aurait dû être libérée il y a longtemps, ainsi que tous les autres prisonniers politiques" détenus par la junte birmane. "C'est déplorable, c'est condamnable et nous voulons qu'elle sorte dès que possible", a-t-il ajouté.

Malgré des appels à la clémence lancée par la Maison blanche, les Nations unies, l'Union européenne et d'autres lauréats du prix Nobel, la décision de junte était attendue.

Le cabinet du secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a fait savoir que ce dernier "regrettait profondément" cette décision mais qu'il "(était) déterminé à continuer à oeuvrer en faveur de progrès tangibles au Myanmar".

DES SANCTIONS JUSQU'ICI INEFFICACES

"Il pense que plus vite seront levées les restrictions pesant sur Aung San Suu Kyi et d'autres personnalités politiques, plus vite le Myanmar pourra se rapprocher d'une réconciliation nationale globale, avec le rétablissement de la démocratie et un respect total des droits de l'homme", déclare son cabinet dans un communiqué.

Suu Kyi a vécu en détention pendant onze de ces 17 dernières années, et nombre de ses partisans ont été emprisonnés. Sa ligne téléphonique est coupée et les seuls visiteurs qu'elle peut recevoir sont sa bonne et son médecin. L'Allemagne, qui préside actuellement l'UE, a "profondément condamné" la décision de la junte birmane.

"La décision du gouvernement trahit une réticence persistante à inviter toutes les forces politiques et ethniques du pays à un dialogue authentique, dans le but de parvenir à une véritable réconciliation nationale et à l'établissement de la démocratie", estime Berlin dans un communiqué. La France a elle aussi déploré la prolongation de l'assignation à résidence de Suu Kyi.

Les sanctions occidentales ont jusqu'ici eu peu d'effet sur le comportement de la junte birmane, tout comme l'approche douce prônée par les partenaires de Rangoun au sein de l'Association des Etats du Sud-Est asiatique, que l'entêtement de la junte irrite de plus en plus.

En savoir plus :

Info - Birmanie, 7 jours en solidarité avec le peuple Birman sur http://www.info-birmanie.org, l'un des sites référence Français pour comprendre l'histoire de la Birmanie et de ses drames

ASSK for Freedom Aung San Suu Kyi, site de référence Français pour comprendre le drame Birman http://www.asskforfreedom.org/

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Dimanche 27 mai 2007

La Birmanie est le pays qui compte le plus d'enfants soldats au monde. En 2002 on estimait à près de 70 000 enfants sur 350 000 soldats que comptent l'armée Birmane, soit 20 % des soldats.  

Ces enfants bien souvent très jeunes, sont kidnapés et enrolés  de forces dans l'armé sous peine d'emprisonenemnt et de torture. après une période d'entrainement dans des camps spécialement prévus à cet effet, la junte militaire les contraint à commettre des actes de torture et de violences extrêmement graves à l'encontre des populations civiles et notamment à l'égard de toutes personnes présumés appartenir à des mouvements militaires d'opposition.

Malgré plusieurs résolutions du Conseil de Sécurité, la Birmanie, partie à la Convention Internationale relative aux droits de l'enfant, continue à violer l'interdiction qui y est consacrée d'enrôler dans ses forces armées des mineurs n'ayant pas atteint l'âge de 15ans

En savoir plus :

Info - Birmanie, 7 jours en solidarité avec le peuple Birman sur http://www.info-birmanie.org, l'un des sites référence Français pour comprendre l'histoire de la Birmanie et de ses drames

ASSK for Freedom Aung San Suu Kyi, site de référence Français pour comprendre le drame Birman http://www.asskforfreedom.org/

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Mardi 22 mai 2007

« Darfour. Un nom qui sonne comme un aveu d'impuissance collective mâtinée de compassion ». Tels sont les mots de Bernard Kouchner, le tout nouveau ministre des affaires étrangères, en décembre 2006 pour qualifier l’échec de la communauté internationale dans le drame du Darfour, et d’appeler la France à « rompre aussi avec l'impuissance masquée de rodomontades et les atermoiements qui nous tiennent lieu de doctrine diplomatique depuis dix ans ».

L’opinion publique française commence à se mobiliser pour le Darfour et les propositions de sortie de crise fusent de toutes parts, étalant au grand jour les différences de vue entre les organisations humanitaires et l’association Urgence Darfour.

Le collectif Urgence Darfour, après avoir longtemps demandé l’intervention des Casques bleus de l’ONU, réclame depuis le mois de mars l’intervention d’une force d’interposition de l’Union européenne au Darfour.


Les ONG Médecins Sans Frontières (MSF), Action Contre la Faim (ACF), et plus récemment Médecins du Monde, mettent en garde contre toute intervention militaire, car il serait « à craindre que l’invasion de l’ouest soudanais se solde par un bain de sang qui n’épargnera pas les civils, (…) sans compter qu’une telle intervention conduira inévitablement à l’effondrement des programmes d’assistance » qui mobilisent 13 000 humanitaires, dont 1000 expatriés (500 français) et 12 000 employés soudanais. Ces avertissements doivent être pris en compte.

Pourtant, comme le souligne MSF, si « les secours remplissent leur objectif premier : fournir une assistance vitale à plus de deux millions de personnes et éviter une catastrophe », ces déplacés « sont dans une très grande précarité. Ils ne circulent en dehors des camps qu'au risque de se faire attaquer ». C’est dire les dangers auxquels sont exposés les darfouris qui ne vivent pas dans les camps, et qui meurent au rythme de 10 000 personnes par mois.

C’est le sens des propos de Bernard Kouchner qui affirmait que « les camps de réfugiés ne suffisent pas », et de souhaiter qu’ « à partir du Tchad, avec l'accord du gouvernement de N'Djamena, qu'il nous faut convaincre, des volontaires du secours (puissent) établir un corridor humanitaire sécurisé par la communauté internationale et ravitailler en vivres et en médicaments les populations isolées et terrorisées qui survivent encore. Sinon, dans quelques années, nous nous demanderons pourquoi nous n'avons pas fait assez. »

La contradiction est pourtant là : d’un coté les ONG qui refusent toute intervention militaire intempestive au Darfour, dépendantes qu’elles sont du régime de Khartoum pour mettre en œuvre leurs programmes humanitaires, indispensables à la survie de deux millions et demi de réfugiés, et de l’autre la nécessité d’agir pour porter secours aux darfouris qui meurent en silence en dehors des camps.

Pour l’association Sauver Le Darfour, il n’y a jamais rien eu à attendre ni de l’ONU, immobilisée par un double veto, chinois et russe, ni encore moins de l’Union africaine, dont le Soudan lui-même est membre.

L’intervention des 20 000 Casques bleus prévue par la résolution 1706 du 31 août 2006 du Conseil de sécurité de l’ONU serait évidemment souhaitable. Pour autant, elle reste aujourd’hui subordonnée à un très improbable accord de Khartoum, et comme le souligne MSF, à supposer qu’une telle force de l’ONU puisse se déployer, compte tenu de l’étendue du Darfour, elle pourrait difficilement empêcher les milices pro-gouvernementales d’attaquer les villages isolés.

En dépit de 11 résolutions de l’ONU votées en quatre ans, le régime de Khartoum se joue de la communauté internationale et poursuit le massacre.

Il ne faut donc pas se tromper de cible en se limitant au Darfour. Ici, c’est la dictature en poste à Khartoum qui est en cause, cette junte issue d’un coup d’Etat en 1989 et qui, avec la guerre au Sud-Soudan, a causé près de deux millions et demi de morts en dix-huit ans, soit plus encore que le régime sanguinaire cambodgien de Pol Pot. Trop c’est trop !

Pour se donner des chances de parvenir à une paix durable dans la région, c’est à une démocratisation de l’ensemble du Soudan qu’il faut œuvrer. Pour cela, une mobilisation ferme de la communauté internationale est nécessaire.

La France doit donc prendre l’initiative de réunir une conférence internationale d’Etats volontaires, afin d’envisager tous les moyens diplomatiques pour parvenir rapidement à la démocratisation du Soudan, y compris en rassurant la Chine sur ses approvisionnements en pétrole soudanais.

Le peuple soudanais aspire à la vie et à la liberté. Nous avons les moyens de l’y aider.

Michaël CHETRIT et Mahor CHICHE

* Respectivement Secrétaire national et Président de l’association Sauver Le Darfour, SLD
http://www.sauverledarfour.org


Par amoruso78 - Publié dans : Darfour
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Mardi 1 mai 2007

Soirée de soutien aux prisonniers politiques tibétains avec film et conférence - débat avec le vénérable Ngawang Woeber, président du Gu Chu Sum (association tibétaine de soutiens aux prisoniers tibétains reconnue par le Dalai Lama).

Vendredi 18 Mai à18h30 entrée libre Mairie du 2ième arrondissement LYON, place d'Enghien organisée par "Lions des Neiges" renseignements au 04 72 66 92 52.

Les actions du Gu-Chu-Sum : 

L'association héberge plus de 70 anciens prisonniers politiques dans ses bâtiments de Lung-Ta House, à McLeod Ganj (Dharamsala).

Elle fournit une assistance médicale à ses membres.

Elle leur offre diverses opportunités d'emploi ou de formation dans le restaurant, les ateliers de confection, la boutique, le Café-Internet et le centre d’apprentissage qu’elle gère.

Elle organise des campagnes de sensibilisation pour la libération des prisonniers toujours détenus au Tibet et leur fait parvenir un peu d'argent pour les aider à leur sortie de prison.

Elle gère une importante base de données des prisonniers politiques et des traitements qu'ils subissent en prison, ainsi que des abus des droits de l'Homme au Tibet.

Elle publie les biographies d'anciens prisonniers politiques. La plus récente est celle de Mr Reting Tenpa Tsering, un combattant pour la liberté, incarcéré pendant plus de 22 ans.

Elle édite un magazine annuel, "Tibetan Envoy", en tibétain et en anglais.

Elle organise divers événements tels que marches pacifiques, campagnes d'information ou grèves de la faim, en association avec d'autres ONG.

En savoir plus :

Site officiel en Anglais de Gu Chu Sum http://www.guchusum.org/

Par amoruso78 - Publié dans : Tibet Libre et Dalai Lama
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Vendredi 27 avril 2007

La campagne mondiale « Controlarms » a été lancée le 9 octobre 2003 par un collectif d’ONG regroupant Amnesty International, Oxfam International et le RAIAL (Réseau d’Action International sur les Armes Légères). En France, c’est la plate-forme « Contrôlez les armes », co-pilotée par Amnesty International France, le Secours Catholique-Caritas France et Agir ici – membre observateur d’Oxfam International- et soutenue par de nombreuses organisations qui appelle à mobilisation.

Pourquoi cette campagne ?

Amnesty International, ainsi que l’ensemble du collectif d’ONG uni autour de la lutte contre la prolifération des armes, ont eu de trop nombreuses occasions de mesurer la gravité de ce problème. Des transferts d’armes irresponsables contribuent à de graves violations des droits humains, de manière directe comme indirecte.

Les armes à feu ont des conséquences directes sur les droits humains qui sont évidentes. Elles sont un moyen de torture et de mort.

- 639 millions d’armes sont en circulation à travers le monde, c'est-à-dire plus d’une arme pour 10 personnes : hommes, femmes et enfants de la planète.

- Entre 1998 et 2002, en République Démocratique du Congo, 3,5 millions de personnes ont trouvé la mort à cause d’une arme, soit un 11 septembre tous les jours pendant 4 ans. Aujourd’hui, c’est encore 31 000 personnes qui décèdent tous les mois.

Elles ont également des conséquences indirectes lorsque l’argent dépensé par un Etat pour s’armer n’est pas affecté au budget de l’éducation ou de la santé publique. Ainsi un tiers des pays ont un budget militaire supérieur à leur budget de santé.

- Chaque année, les pays les plus pauvres d’Afrique, d’Asie, du Moyen-Orient et d’Amérique latine consacrent environ 22 milliards de dollars (près de 18 milliards d’euros) à leur armement. La moitié de cette somme permettrait aux enfants de tous ces pays d’aller à l’école primaire.

- En 1999, l’Afrique du Sud a dépensé plus de 6 milliards de dollars (5 milliards d’euros) pour acheter des armes, dont des sous-marins, des avions, des hélicoptères et des frégates. Cet argent aurait pu servir à soigner pendant deux ans les cinq millions de malades du sida que compte le pays.

 Les pays du Nord – Une responsabilité particulière

Les membres du G8, c'est-à-dire les 8 pays les plus riches du monde, sont responsables de plus de 80% des transferts d’armements à travers le monde. Or on sait qu’à l’origine, 80% du trafic illicite provient d’un transfert légal.

Ainsi, des armes fabriquées et vendues par la France, les Etats-Unis ou la Russie sont responsables d’innombrables violations des droits humains, prises d’otages, agressions sexuelles et meurtres…

Or, les pays dont il est question sont tous signataires de la Charte des Nations Unies (lien ?) et s’engagent à ce titre à développer et à encourager « le respect des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion » (Chapitre 1, Art.1).

Parce que la Charte des Nations unies ne se suffit pas à elle-même, il nous faut adapter un Traité international sur le commerce des armes.

En savoir plus :

Amnesty International, compagne "Controlarms" içi dont "Lord of War" est un témoignage saissisant. Un film grand public à voir absolument pour mieux comprendre l'absurdité de la guerre et le cynisme de nos sociétés modernes.

Signez la pétition "Controlarms", ne restez plus silencieuxdevant ce fléau, içi

 

Par amoruso78 - Publié dans : Droit International Humanitaire/Droits de l'Homme
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Vendredi 20 avril 2007

Le 23 février, cela fesait 5 ans qu'Ingrid Betancourt etait privée arbitrairement de liberté, otage d'un conflit interne qui ensanglante la Colombie depuis un demi-siècle.

Ingrid partage ce sort pitoyable avec beaucoup d'autres, dont certains depuis près de dix années, dans une de forets les plus inhospitalières de la planète.

Elle en est devenue le symbole, donnant son nom et son visage à ces milliers d'anonymes ainsi qu'à tous ceux qui souffrent d'une sale guerre jusque là méconnue par la communauté internationale.

Parmi les milliers de victimes de cette pratique barbare, Ingrid constitue, avec 56 autres, un groupe indissoluble d'otages " échangeables " pour lesquels aucune rançon n'est demandée, et que leurs ravisseurs, la guérilla des farc, ne veulent libérer que via un échange avec des guérilleros emprisonnés.

La Fédération Internationale des Comités Ingrid Betancourt, qui regroupe en Europe et ailleurs une cinquantaine de comités, se bat depuis février 2002, soutenue par plus de 1750 communes qui représentent toutes les tendances démocratiques. Le combat que nous menons ensemble n'est pas politique ; c'est une action citoyenne qui veut défendre les droits humains élémentaires - entre autre celui à la vie et à la liberté.

Au moment où Ingrid et Clara entament leur sixième année de détention, nous voulons lancer plusieurs appels.

Nous appelons à la raison tant le gouvernement colombien que les farc, et nous les enjoignons à se mettre - enfin - à la table de négociations, pour conclure au plus tôt un accord humanitaire conforme aux Conventions de Genève et au Droit International Humanitaire en général, car c'est la seule solution viable pour mettre fin au cauchemar des otages et de leurs proches.

Nous invitons tous les gouvernements d'Europe et l'ensemble de la communauté internationale à suivre l'exemple de l'Union Européenne qui, par la voix de son représentant à Bogota, a manifesté son soutien ferme à la conclusion de cet accord humanitaire et a manifesté avec vigueur son opposition aux opérations de libération par l'armée, opérations dont on sait qu'elles mettent gravement en danger la vie des otages.

Nous leur demandons également de manifester concrètement leur solidarité avec les efforts de médiation déployés par les gouvernements Suisse, Français et Espagnol, qui tentent depuis longtemps, par la voie diplomatique et avec des missions de terrain, de rendre possible un accord entre les deux parties en conflit. Ce groupe de pays " amis de la Colombie " a été et reste encore aujourd'hui, sous l'impulsion de la France, le seul acteur extérieur vraiment impliqué dans la recherche d'une solution, et il a plus que jamais besoin de l'appui de tous, sans exception.

Seule une pression internationale constante et déterminée peut contraindre les deux parties à négocier. Si agir pour la liberté, la vie et la paix sont synonyme de grandeur, les enlèvements, la guerre et la mort sont la honte de ceux qui s'y abaissent.

Signez la pétition de soutien à Ingrid "photo libertatd", içi

En savoir plus :

http://www.betancourt.info/indexFr.htm Site de soutien à Ingrid de Bétancourt et mieux comprendre les enjeux de la Colombie et le sort des otages 

Par amoruso78 - Publié dans : Birmanie et autres conflits oubliés
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Jeudi 19 avril 2007

Les prisons chinoises renferment aujourd’hui plus de 150 prisonniers d’opinion tibétains condamnés à de lourdes peines. Ces hommes et ces femmes, laïcs ou religieux, ont manifesté par leurs écrits, un drapeau tibétain, quelques tracts ou quelques slogans favorables au Dalaï lama, leur attachement à la liberté de leurs pays et à leur leader spirituel.

Souvent lourdement condamnés, torturés et soumis à de mauvais traitements, mis en cellule d’isolement, ces prisonniers politiques peuvent être aidés. Avec le soutien du Bureau du Tibet, la liste informatique Tibet Lib a été créée.

Tibet Lib, de quoi s’agit-il ?

 Tous les deux mois environ, les 650 membres actuels de cette liste reçoivent à leur adresse Internet la description du cas d’un prisonnier politique tibétain pour lequel ils se sont engagés moralement à intervenir. Cette intervention consiste en l’envoi de courriers réclamant la libération du prisonnier aux autorités chinoises, avec copies aux autorités françaises (modèles de courrier et adresses des autorités sont fournis).

Pour appartenir à cette liste Tibet Lib, il suffit d’un message demandant votre inscription à : moniquedorizon@hotmail.com


Les actions proposées sont mises en ligne sur le site de Tibet–info et sur http://tibetlib.blogspot.com

Avis perso : Comme vous l'avez remarqué si vous avez parcouru mon blog, je suis très sensible à la cause du peuple tibétain et au combat non-violent du Dalai Lama. Je me sens comme beaucoup de personne un peu démuni mais loin d'etre découragé et toujours mobiliser pour faire avancer les choses aprrès tout ce sont les gouttes qui forment les océans, alors mobiliser vous à votre tour.

Par amoruso78 - Publié dans : Tibet Libre et Dalai Lama
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Samedi 14 avril 2007
Vidéos pour mieux connaitre Aung san Suu Kyi :
 

"Le peuple Birman" Vidéo en Fr de Aung san Suu Kyi (2min07)
 

"Merci de votre soutien" Vidéo en Fr de Aung san Suu Kyi (1min36)
 

"la peur" Vidéo en Fr de Aung san Suu Kyi (42s)

Signez la pétition pour la libération d' Aung San Suu Kyi içi

Dates clés :

1942 - Les Japonais entrent en Birmanie avec l’armée de l’indépendance birmane, commandée par Aung San. La plupart des minorités ethniques soutiennent les Anglais.

1943 - Aung San (Son père) est ministre de la Guerre de la Birmanie indépendante occupée par les Japonais.

27 mars 1945 - L’armée birmane se soulève contre les Japonais.

19 juin 1945 - Aung San Suu Kyi, fille d’Aung San, naît à Rangoon.

19 juillet 1947 - Six mois après la signature de l’accord d’Indépendance, Aung San est assassiné en même temps que six autres membres de son cabinet.

4 janvier 1948 - Proclamation de l’indépendance de la Birmanie. Naissance de l’Union de la Birmanie, dont U Nu est le Premier ministre jusqu’en 1962. Le pays connaît une relative prospérité : il est le premier exportateur de riz d’Asie du Sud-Est, son système éducatif est réputé.

1958 - La guerre civile faisant de plus en plus de victimes, et des tensions internes apparaissant au sein du parti au pouvoir, U Nu confie la gestion d’un gouvernement provisoire au général Ne Win, un autre des trente camarades. Il sera néanmoins réélu en 1960.

1960 - Aung San Suu Kyi quitte la Birmanie avec sa mère, Daw Khin Kyi, nommée ambassadrice à Delhi.

2 mars 1962 - Ne Win prend le pouvoir par un coup d’État. U Nu et des centaines d’opposants sont arrêtés, des manifestations tournent au bain de sang. La constitution adoptée en 1948 est abolie. Le pays s’engage dans la « voie birmane vers le socialisme ». Les principaux secteurs de l’économie sont étatisés.

20 mars 1964 - Le BSPP (le Parti du programme socialiste birman) devient parti unique.

1964-1967 - Aung San Suu Kyi obtient une licence en philosophie, politique et économie au St. Hugh’s College (université d’Oxford).

1972 - Aung San Suu Kyi occupe un poste de chercheur au ministère des Affaires étrangères du Bhoutan et se marie avec un Anglais, Michael Aris.

1974 - Promulgation de la nouvelle constitution, naissance de la République socialiste de l’Union de Birmanie. La moitié du budget de l’État est allouée à l’armée.

1975 - Regroupement des mouvements ethniques, en désaccord avec le pouvoir central, dans un Front démocratique national.

1987 - Alors que le pays rejoint la liste des pays les moins avancés, Ne Win, sur le conseil de ses numérologues, remplace du jour au lendemain, et sans compensation, les trois quarts de la monnaie par des billets dont le montant est un multiple de 9, son chiffre porte-bonheur. Les économies de toute une vie se volatilisent, beaucoup de Birmans sombrent dans la misère.

De mars à juin 1988 - Des manifestations surviennent, d’abord à Rangoon, puis dans tout le pays.
La répression est brutale. Aung San Suu Kyi rentre en Birmanie en mars pour se rendre au chevet de sa mère souffrante à Rangoon.

Juillet 1988 - Un congrès extraordinaire du BSPP reconnaît la faillite du pays. Ne Win quitte le pouvoir.

8 août 1988 (8-8-88) - Les manifestations de mécontentement, réclamant l’avènement de la démocratie, voient défiler des millions de personnes dans le pays tout entier. Une fois de plus, elles sont réprimées. Il y aura entre 3 000 et 4 000 morts ce jour-là, et plus de 10 000 sur l’ensemble du mouvement.
Des milliers de personnes sont arrêtées.

26 août 1988 - Premier discours public d’Aung San Suu Kyi à la pagode Shwedagon, devant 500 000 personnes.
La fille du héros national devient instantanément un leader naturel dans un pays qui connaît la dictature depuis vingt-six ans.

18 septembre 1988 - La junte se maintient au pouvoir en abrogeant la constitution de 1974 et en créant le SLORC (Conseil d’État pour la restauration de la loi et de l’ordre).
La Birmanie devient le Myanmar, et Rangoon s’orthographie dorénavant Yangoon. L’opposition démocratique n’a jamais reconnu ces nouvelles appellations.

27 septembre 1988 - Fondation de la NLD (Ligue nationale pour la démocratie). Aung San Suu Kyi en est élue secrétaire générale.

18 juillet 1989 - Abrogation du système judiciaire et institution des tribunaux militaires.

20 juillet 1989 - Après avoir tenu des dizaines de meetings publics, Aung San Suu Kyi, en vertu de la nouvelle loi martiale, est assignée à résidence pour une durée de trois ans.
Elle est accusée de porter atteinte à la sûreté de l’État.

27 mai 1990 - La Ligue nationale pour la démocratie obtient 82 % des sièges aux élections législatives générales organisées par les militaires (les premières depuis 1960). Ceux-ci refusent de transférer le pouvoir, et ne laissent pas siéger l’assemblée nouvellement élue.

18 décembre 1990 - Suite au blocage de la situation, les forces démocratiques forment un gouvernement en exil, le National Coalition Government Union of Burma (NCGUB).

19 décembre 1990 - En réponse à une intervention personnelle du secrétaire général de l’ONU, Javier Perez de Cuellar, réclamant la libération d’Aung San Suu Kyi, le SLORC déclare que, si elle le souhaite, elle sera autorisée à rejoindre sa famille en Angleterre. Craignant de ne jamais pouvoir revenir, elle refuse.

10 juillet 1991 - Le Parlement européen lui décerne le prix Sakharov (attribué pour la défense des droits de l’homme).

14 octobre 1991 - Aung San Suu Kyi se voit décerner le prix Nobel de la paix.

2 février 1994 - Signature du contrat entre Total et la junte militaire pour l’exploitation de gaz naturel en mer d’Andaman.
Le groupe français investit 1,2 milliards de dollars.

20 septembre 1994 - Le général Than Shwe (Président du SLORC et Premier ministre du gouvernement) et le lieutenant-général Khin Nyunt (chef des services de renseignements de l’armée) rencontrent Aung San Suu Kyi (toujours en résidence surveillée) à son domicile.

10 juillet 1995 - Aung San Suu Kyi est libérée.
La mesure d’assignation à résidence qui la frappait est ainsi levée grâce à la pression internationale.

11 juillet 1995 - Aung San Suu Kyi déclare à la presse qu’elle continue sa lutte pour la démocratie et qu’elle invite les généraux à entamer le dialogue ; elle demande aux investisseurs étrangers d’attendre qu’un système démocratique soit mis en place avant de s’implanter dans le pays.

Avril 1996 - Un rapport faisant état de l’usage de la torture et du travail forcé en Birmanie est présenté devant la commission des droits de l’homme des Nations unies.

Septembre 1996 - Les interventions publiques qu’Aung San Suu Kyi tenait devant son domicile les samedi et dimanche après-midi sont interdites pour cause de « trouble de l’ordre public ». Ces dernières attiraient entre huit et dix mille personnes. Des postes de contrôle de l’armée sont placés des deux côtés de l’avenue de l’Université, soit à deux cents mètres du domicile d’Aung San Suu Kyi qui se trouve de facto replacée en résidence surveillée.

En savoir plus :

"le jasmin ou la lune" livre de Thierry Falise (Edition Florence Massot) : 6 extraits sur asskforfreedom.org remarquables qui retracent la biographie de Aung san Suu Kyi, une femme exceptionnel pour son engagement non-violent pour la démocratie en Birmanie au détriment de sa vie personnel (A lire de toute urgence)

Info - Birmanie est une association loi 1901 à but non lucratif, née de la volonté de responsables associatifs et de citoyens soucieux de promouvoir le respect des droits de l’Homme et d’apporter aide et soutien aux peuples opprimés de Birmanie. Son objectif principal est de diffuser des informations sur la situation politique, économique et sociale de la Birmanie. (Avis personnel :  très bien fait et très informatif)

Par amoruso78 - Publié dans : Birmanie et autres conflits oubliés
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Jeudi 12 avril 2007
 

Mieux informés sur les conséquences du soutien moral et financier à cette narco-dictature illégitime, les touristes français réfléchiraient à deux fois avant de partir en Birmanie , " espère Aurélie Zammarchi, responsable tourisme au sein d'Info Birmanie. Crée en 1996, cette association  a pour vocation de diffuser des informations relatives à la situation politique et humanitaire en Birmanie et de faire connaître au public la réalité des atteintes aux droits humains perpétrées dans ce pays. Après avoir lancé des campagnes sur la présence de Total
- l'investissement dans le pipeline Yadana a fait de Total le premier investisseur étranger en Birmanie depuis 1992 - ,  Info Birmanie veut agir sur l'industrie touristique et la responsabilisation de ses clients. " "La Birmanie est l'un des rares pays au monde où le développement touristique est aussi étroitement lié aux violations des droits humains fondamentaux : développement du travail forcé sur les chantiers liés à l'aménagement touristique, déplacements des populations habitant à proximité des sites touristiques, tourisme sexuel, dégradations de l'environnement et des lieux de cultes ", souligne Farid Ghehioueche, président d'Info Birmanie.

Recours au travail forcé généralisé, selon l'OIT

Dès 1990 ( année de l'annulation des élections démocratiques en Birmanie), la junte militaire a fait du développement touristique l'une de ses priorités économiques, pour plusieurs raisons: améliorer l'image du pays, permettre à la Birmanie d'entrer sur la scène économique internationale, attirer les investisseurs étrangers, mais aussi blanchir l'argent de la drogue. La construction de vastes complexes hôteliers (500 000 chambres disponibles), en un temps record, a été faite par des millions de Birmans, tous âges et sexe confondus, obligés de travailler dans des conditions d'esclavage. En 1998, une commission d'enquête de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) a constaté que le recours au travail forcé par la junte militaire était généralisé et systématique. Depuis, les représentants des Nations-Unies (et notamment le président de la Commission des droits de l'homme) se sont vus interdire l'octroi de visas pour se rendre dans le pays. " Cette politique d'ouverture au tourisme s'est rapidement concrétisée par l'expulsion manu militari des populations habitant près des sites touristiques et par l'utilisation du travail forcé pour la rénovation des monuments, la construction des routes et des hôtels", témoigne Farid Ghehioueche.

Les Birmans  interdits de contacts avec les étrangers

En novembre 1996, la junte a officiellement ouvert le pays au tourisme en lançant la campagne de promotion " Visit Myanmar Year ". 311 000 touristes ont été recensés en 2002 et, sur les deux premiers mois de l'année 2003, les chiffres s'élèvent à 70 000. Avec une obligation à l'entrée : échanger au minimum 300 dollars contre une " monnaie de singe " locale, procédé mis en place par la junte pour  blanchir l'argent de la drogue. Actuellement, 90 offres de tours opérateurs sont proposées aux touristes. " Les gens choisissant cette destination pensent trouver un pays intact, emprunt de spiritualité, explique Aurélie Zammarchi. Ce sont des gens aisés, appartenant aux catégories sociales supérieures mais qui, paradoxalement,  ne sont pas informés sur la situation politique du pays. Les voyagistes, dont certains sont par ailleurs spécialisés uniquement sur la Birmanie, évitent d'aborder le sujet ".  Les touristes continuent donc à ignorer que 3 millions de Birmans, vivant à proximité de leurs lieux de cultes, ont été déplacés pour permettre aux autorités d'aseptiser des zones entières, désormais réservées au tourisme. " En avril 1990, les 5200 habitants de Pagan (ville où sont situés de nombreux sites archéologiques et spirituels)  furent obligés de déménager à une trentaine de kilomètres de la ville, dans une zone aride et dépourvue d'équipements élémentaires, précise Farid Ghehioueche. Aujourd'hui , Pagan est devenue une ville fantôme hyper protégée ". Les circuits montés par les tour opérators  évitent soigneusement les zones qui pourraient ternir l'image sereine qu'ils vendent à leurs clients. " Tout a été pensé pour que les touristes ne rencontrent pas la population non plus, précise Aurélie Zammarchi. La junte interdit aux Birmans tout contact avec les touristes, qui eux-mêmes, sont  obligés de traverser la pays par avion...Tout est fait pour  cacher la réalité dans certaines zones stratégiques de guérillas et de travail forcé ". 
Plus qu'ailleurs, les impacts sociaux et environnementaux du tourisme dans une dictature sont multiples. Le lac Inle, site où vivaient des communautés de pêcheurs, a par exemple été " nettoyé " pour construire une sorte de " village témoin artificiel ". Outre le déplacement des communautés locales, cette opération a eu pour conséquence de détruire l'éco-système et de rendre inexploitable le lac par la population... La tradition des " femmes girafes " (coutume qui consiste à enserrer le cou des femmes dès l'enfance dans des anneaux) a été réhabilitée pour les touristes, en Birmanie et en Thaïlande, où les réfugiées birmanes ne sont tolérées qu'en raison de l'important flux touristique qu'elles apportent.

Si Info Birmanie regrette que les touristes, même informés, choisissent cette destination, elle n'appelle pas pour autant au boycott. Cette pratique reste anglo-saxonne - Lonely Planet a cessé de publier des guides sur la Birmanie, par exemple-. L'ONG cherche plutôt, en France, à responsabiliser les touristes. " Nos contacts avec le syndicat national des voyagistes n'ont jamais abouti à quoi que ce soit, explique Aurélie Zammarchi. Et même si certains grands groupes reconnaissent que la situation n'est pas normale et ne s'y implantent pas, ils refusent de communiquer sur le sujet ". La campagne, intitulée " Birmanie : et si on voyageait intelligent ? " vise en premier lieu les agences signataires de la Charte éthique du voyageur, afin qu'elles retirent de leur catalogue les offres sur la Birmanie, destination qu'elles vendent en outre à perte....

Signez la pétition pour la libération d' Aung San Suu Kyi içi

En savoir plus :
Info - Birmanie est une association loi 1901 à but non lucratif, née de la volonté de responsables associatifs et de citoyens soucieux de promouvoir le respect des droits de l’Homme et d’apporter aide et soutien aux peuples opprimés de Birmanie. Son objectif principal est de diffuser des informations sur la situation politique, économique et sociale de la Birmanie. (Avis personnel :  très bien fait et très informatif)

http://www.asskforfreedom.org/index.php Site à découvrir de toute urgence pour mieux comprendre ce qui se passe dans ce fabuleux pays : la Birmanie gouverné par un junte de narco-militaire.

Par amoruso78 - Publié dans : Birmanie et autres conflits oubliés
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Jeudi 12 avril 2007

Prix Nobel de la Paix en 1991, la présidente de la Ligue Nationale pour la Démocratie en Birmanie, Aung San Suu Kyi, est toujours privée de liberté.

En mai 2006, la junte militaire avait promis sa libération, qu’elle lui a ensuite, nié, reportant sa promesse à 2007.
Il est peu vraisemblable que les Généraux tiennent leur engagement.
Son petit corps frêle cache une violente détermination. Aung San Suu Kyi, 62 ans, a passé en détention 12 des 17 dernières années. Depuis mai 2003, elle est à nouveau assignée à résidence. La junte militaire gouvernant le pays a en effet décidé la prolongation de sa détention dans le cadre de la loi « anti-subversion », alors même qu’elle n’a jamais été condamnée par un tribunal !
Parce qu’elle refuse de laisser son pays, sachant que sa présence évite à la Birmanie de sombrer dans l’oubli, Aung San Suu Kyi est, depuis plusieurs années, privée de téléphone et son courrier ne lui parvient pas toujours ; elle ne reçoit que très peu de visites, essentiellement de son médecin et de la personne qui l’approvisionne en nourriture.
Privée de liberté, isolée, elle dut endurer une cruauté ultime infligée par les Généraux : savoir son mari s’éteindre d’un cancer, à Oxford, sans pouvoir lui adresser un mot.
Son mari qui savait que son combat était plus fort qu’elle l’a épousée en sachant qu’il risquait de la perdre un jour.

Depuis 1991, date de sa victoire aux élections législatives, Aung San Suu Kyi est devenue l’ennemi public numéro un des autorités dictatoriales au pouvoir en Birmanie.
Elle n’a d’ailleurs jamais accédé à la fonction de Premier ministre, qui lui revenait pourtant de droit après que son parti, le LDN ayant remporté les seules élections démocratiques avec 80% des voix .
Aung San Suu Kyi est soutenue par de nombreuses associations internationales qui tentent de faire pression sur le gouvernement. Récemment, l’Assemblée Générale des Nations Unies a rejeté une résolution demandant plus de démocratie, malgré les pressions des USA.
De toutes les façons la junte militaire de s’asseoir sur les règles du jeu démocratique.

La Birmanie est aujourd’hui une des pires dictatures au monde.
Les rapports sur les exactions commises par la junte au pouvoir en Birmanie se succèdent. Une opposition brimée, des milliers de prisonniers politiques et des dizaines d’élus du LND emprisonnés, torturés, meurent en prison depuis dix ans, quand ils ne prennent pas la route de l’exil. Une gestion économique irrationnelle qui a conduit ce pays riche en ressources naturelles au rang des plus pauvres d’Asie. Des revenus détournés par le pouvoir, couplés à ceux du narcotrafic, qui servent à financer le conflit que livre Rangoon aux minorités ethniques dans l’est (Karen, Kanchi et Shan) depuis des dizaines d’années : certaines ONG évoquent l’usage d’armes chimiques, d’autres des tueries et des viols contre les populations Karenni. Des affrontements qui ont provoqué des milliers de morts, des exodes massifs de population (150 000 birmans sont réfugiés dans la Thaïlande voisine) et une dégradation de la situation humanitaire : la mortalité infantile serait de 7% et l’espérance de vie de 56 ans, considérablement réduite par la présence de maladies (malaria, sida, typhoïde) et le manque d’infrastructures sanitaires.

Fortes du soutien diplomatique de la Chine et de la Thaïlande
, avec qui elles entretiennent des relations économiques étroites, les autorités de Rangoon s’en lavent les mains. Lorsque le Conseil de sécurité de l’ONU, grâce à l’impulsion de l’ancien président tchèque Vaclav Havel et de l’archevêque sud-africain Desmond Tutu, plaçait la question birmane à son ordre du jour permanent (en septembre dernier), la junte répondait en jetant en prison six démocrates.
Il y a environ trois mois, l’Organisation internationale du travail (OIT) déclarait vouloir saisir l’ONU et la Cour pénale internationale pour le manque de volonté de Rangoon à combattre le travail forcé. On ignore encore par qu’elle mesure cynique le régime va répliquer.

Parce qu’il est important de nous rappeler que certains êtres sont des héros silencieux, qu’ils portent  en eux ce que l’humain a de meilleur, nous voulons que personne n’oublie le combat d’Aung San Suu Kyi pour la libération de son pays du joug de la dictature.

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Par amoruso78 - Publié dans : Birmanie et autres conflits oubliés
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"Usez de votre liberté pour promouvoir la notre" Aung San Suu Kyi Prix Nobel de la Paix 1991

 

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