Présentation

Mardi 13 janvier 2009

La crise politique au Zimbabwe a forcé des millions de personnes à fuir leurs maisons, a incité les autorités à commettre de nombreux abus et a isolé le pays du reste de la région - sa population étant littéralement impuissante à demander réparation.

Les journalistes étrangers sont rarement autorisés à entrer dans le pays. Human Rights Watch est l’une des rares organisations capables de brosser un tableau de la détérioration de la situation du pays. En outre, l’avenir de ce pays d’Afrique australe s’annonce morose.

Quelque trois millions de réfugiés zimbabwéens ont fui vers l’Afrique du Sud voisine, menaçant ainsi la stabilité de toute la région. Selon les estimations de l’Organisation mondiale de la Santé, l’espérance de vie des Zimbabwéens est la plus courte au monde : elle a été divisée par deux en sept ans, passant de 69 ans en 2000 à 35 ans aujourd’hui. Le Programme alimentaire mondial indique que près de 4 millions de personnes ont un besoin urgent d’aide alimentaire, et que le taux d’inflation au Zimbabwe, de l’ordre de 7 000 pour cent, est l’un des plus élevés au monde.


Ces données consternantes illustrent la chute du Zimbabwe, alors que ce pays était un pôle brillant de l’Afrique australe après son indépendance du régime colonial anglais. Mais malgré ces chiffres, la communauté internationale semble incapable de trouver une solution afin d’améliorer la situation. En outre, les statistiques, aussi mauvaises soient-elles, n’aident pas beaucoup le litigant à obtenir une réparation juridique, suite aux abus des autorités ou à l’incapacité électorale du gouvernement.

Extrait d' Human Rights Watch

En savoir plus sur  http://www.hrw.org/fr/africa/zimbabwe

Avis du Webmaster :

Le Zimbabwe est l'exemple criant des manquements et des dérives du pouvoir ou comment un pays brillant a sombré dans le cahos et l'anarchie, victime de son président omnipotant : crise économique majeure avec un taux inflation historique (l'un des pays plus haut jamais connu dans l'histoire), une crise sanitaire aigue avec la réapparition du Choléra, une crise alimentaire térrifiante qui pousse son peuple sur les routes de l'exil.  Le président Mugabe a dilapidé, détourné et ruiné les ressources de son pays pourtant prospère avec le soutien pendant trop longtemps de son voisin Sud- Africain et victime de l'indifférence des grandes puissances.
Jusqu'à quand pourrons nous détourné notre regard du Zimbabwe ? Nous nous devons de nous mobiliser pour soutenir les mouvements démocratiques à l'intérieur du Zimbabwe pour préparer la transition vers l'après Mugabe.

Bonne Année 2009 à tous avec beaucoup de santé et de bonheur pour vous et vos proches avec une grosse pensée pour :


Toutes les victimes  de Guerre, de tyranie, de la crise alimentaire et plus genéralement de l'absurdité et de l'indifférence des hommes et notamment de nos dirigeants plus soucieux des enjeux de le real politik que de celles des êtres humains.

Pour les prisonniers politiques dans le monde, notamment en Birmanie, en Chine et dans tellement d'autres pays que l'on ne parle pas

Pour notre planète qui brûle à petit feux

Par amoruso78 - Publié dans : Birmanie et autres conflits oubliés
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Dimanche 21 décembre 2008

Kivu : Carte d' Idendité

D'une superficie de 256 000 km2 -presque la moitié de la France- la région s'étale entre la cuvette congolaise, au climat tropical, et les contreforts du plateau rwando-burundais, beaucoup plus tempéré et froid.

Au nord, la chaîne des volcans Virunga culmine à plus de 4000 mètres d'altitude, à l'ouest, les forêts congolaises offrent un environnement où les cultures sont abondantes, mais surtout des richesses minières inégalées : cuivre, or, coltan, gaz naturel et pétrole dans les lacs Kivu et Tanganiyka. Toutes ces richesses faisant l'objet de trafics en tout genre.

Traditionnellement peu peuplée, la région est depuis le XIXe siècle une terre d'immigration, attirant les « banyarwanda » (habitants du Rwanda) des plateaux, où la densité de population a toujours été très forte. Ces derniers se heurtent régulièrement aux locaux congolais, à travers de multiples conflits fonciers.

Deux villes -chefs-lieu de région administrative- délimitent la zone : Goma au nord du lac Kivu, avec de nombreux camps de réfugiés et Bukavu au sud du lac.

Le Kivu : Une crise humanitaire majeure

La crise humanitaire et des droits humains dans l’Est de la RDC s’est terriblement aggravée depuis le début du mois d’octobre 2008, lorsque le Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP), sous le commandement du général rebelle Laurent Nkunda, a lancé une violente offensive contre les forces gouvernementales.

Au moins 250 000 civils, dont une grande majorité de femmes et d’enfants, ont dû fuir, portant le nombre total de personnes déplacées dans le Nord-Kivu, par ce conflit et les précédents, à plus d’un million, voire à 1,6 million selon certaines estimations.

La plupart de ces personnes se trouvent dans une situation désespérée, manquant de nourriture, d’eau, de médicaments ou d’abris.

L’aide humanitaire vient tout juste de reprendre mais beaucoup de personnes déplacées restent hors de portée et certaines opérations sont suspendues en raison de la fragilité de la situation en termes de sécurité. Des informations ont également fait état de plusieurs exécutions sommaires.

Amnesty International


Le viol : une arme de guerre et de terreur
 
«La plupart (des victimes) disent que ce sont des hommes en arme qui les ont intimidées et c’est pour cela qu’elles cèdent facilement, pour ne pas être tuées», rapporte M. Kimona, rencontré à Goma, dans la structure hospitalière «Heal Africa».

Ce dernier rapporte des cas de viols collectifs ou accompagnés d’actes de barbarie qui martyrisent les organes génitaux des victimes et occasionnent des fistules vésico-vaginales, une lésion traumatique qui entraîne l’écoulement de l’urine, non par le canal urinaire, mais par le vagin.

«Ce n’est pas forcément le viol en soi qui entraîne ces lésions. Mais lorsqu’ils terminent le viol, ils introduisent soit le canon des fusils, soit d’autres corps étrangers. On a aussi trouvé des femmes qui ont été violées par 10-15 personnes et qui ont développé des fistules», explique le médecin.
«Aujourd’hui, nous avons à l’hôpital une fille de 13 ans qui a été violée et on a laissé un épis de maïs (dans son corps). Avec les dégâts qu’a faits ce corps étranger, elle va faire une fistule», ajoute-t-il.

Selon les agences humanitaires, 38 cas de viols ont ainsi été recensés depuis mi-septembre dans les cinq camps de déplacés de la zone de Mugunga à 15 km de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu.
Le chirurgien, lui, s’alarme de l’explosion du nombre de patientes et s’attend à un total de 450 opérations pour 2007 contre 250 l’année dernière, précisant que ces interventions englobent des victimes de viols et des lésions dues à des accouchements difficiles, moins nombreuses.

A ces victimes récentes s’ajoutent dans la consultation du médecin des femmes violées il y a plusieurs années et qui, mieux informées de l’existence de ce programme par une équipe de conseillères qui sillonnent le Nord-Kivu, affluent de la province pour se faire soigner.
Mangaza, 32 ans, est ainsi arrivée samedi dans les locaux de «Heal Africa», cinq ans après avoir été violée par six hommes de l’ex-rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) d’Azarias Ruberwa qui l’avaient laissée pour morte, après avoir obligé une autre villageoise à extraire de force son foetus mort de six mois.
 
Malika Saim, responsable des programmes MSF en RDC, revient sur la réponse que les équipes tentent d'apporter à cette situation.

Comment expliques-tu l'ampleur des violences sexuelles dans la province du Nord Kivu?

la violence sexuelle s'inscrit dans un contexte général de violence entretenue par les nombreux groupes armés présents dans cette région. Cette violence se décline sous plusieurs formes : viols, mais aussi pillages, banditisme, affrontements armés pour le contrôle des villages ou des axes routiers. Dans cet environnement, où les groupes armés taxent en permanence la population, les femmes sont tout particulièrement exposées. Plus des trois quarts de celles que nous avons prises en charge ont été violées par des combattants armés inconnus.

Le viol est utilisé comme arme pour terroriser la population, et le nombre de cas augmente à chaque recrudescence d'attaques et de combats. Dans ces régions de l'Est de la RDC, si le viol s'inscrit comme une forme de violence parmi d'autres, il est également perçu comme une "rétribution supplémentaire" à part entière par les groupes armés.

Si les mineures (moins de 18 ans) sont particulièrement ciblées (à près de 40%), la tranche d'âge la plus touchée est celle des 19 - 45 ans (53,6 %), car elle correspond aux femmes qui travaillent aux champs pour subvenir aux besoins de leur famille. Les agressions se déroulent en majorité dans les champs mais aussi sur les axes empruntés pour s'y rendre. Par conséquent, elles limitent leurs déplacements. C'est ainsi que les mères des enfants admis dans nos centres nutritionnels supplémentaires autour de Kayna préfèrent trouver un logement sur place, plutôt que de revenir chaque semaine chercher la ration de leur enfant.
Extrait de MSF (25 juillet 2006)


la priorité absolue est la protection des populations civiles, l’accès à l’aide humanitaire et l’ouverture de couloirs humanitaires dans toute la province.

Pour cela elle appelle le Conseil de sécurité des Nations unies à envoyer des renforts, des experts et des équipements spécialisés à la force de maintien de la paix dans le Nord Kivu.

Ces renforts sont absolument indispensables pour que la MONUC puisse, conformément à sa mission, prévenir les attaques des groupes armés contre la population civile, protéger les opérations humanitaires et faire appliquer l’embargo sur les armes en vigueur en RDC.

Elle demande également aux membres du Conseil de sécurité de faire pression sur les gouvernements de la RDC et du Rwanda pour ne pas apporter leur appui à des groupes armés, particulièrement au CNDP et aux FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda).
Extrait d'Amnesty International

Avis personnel :

Le Kivu encore un des trop nombreux drames africains ignorées par une communauté internationale plus préoccupée par la crise financière que que par cette crise humanitaire qui touche le Kivu. Les solutions existent, elles commencent par une action concertée des membres du conseil de sécurité pour accroitre les moyens de la force internationale de maintien de la paix (la MONUC), de la mise en oeuvre et la signature du traité "Control Arms" pour controler le commerce ds armes dans le monde et par  une aide humanitaire de grande ampleur pour les civils et les trop nombreuses victimes de ce conflit.

La sensation de déjà vu ne devient qu'à chaque fois plus insoutenable, on ne peut plus dire que l on ne savait pas ou que l on ne peut rien faire. Il appartient juste à nos dirigeants politiques de dépasser les clivages de la real politic et de se préoccuper enfin des victimes bien humaines de ses conflits dues essentiellement au cynisme et au laisser-faire de ces dites "grandes puissances".

A bons entendeurs, un joyeux Noel.

Guillaume SERVOS
Par amoruso78 - Publié dans : Birmanie et autres conflits oubliés
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Vendredi 4 juillet 2008


Avis personnel :

Ingrid Betancourt est libre après une longue attente et une terrible captivité. Profitons de cet instant rare de communion et de bonheur simple après tant de souffrance pour cette femme aux courages et aux idéaux débordants, cette famille si digne et tellement touchante dans son unité, ses otages prisonniés d'un conflit absurde d'un autre temps et ce pays, la Colombie qui souffre tellement de cette violente quotidienne omni-présente.
La mobilisation mondiale et Française  a payé pour Ingrid, c'est fabuleux mais elle ne doit pas nous faire oublier le destin d'une autre femme d'exception Aung San Suu Kyi qui sacrifie sa vie pour la Birmanie et de toutes ses victimes anonymes de conflits absurdes. La mobilisation ne doit pas cesser mais doit s'amplifier pour la défense des droits humains fondamentaux dans le monde.
  

Par amoruso78 - Publié dans : Droit International Humanitaire/Droits de l'Homme
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Mardi 24 juin 2008

Rappel des faits :

Il y a plus de 1 850 prisonniers politiques et prisonniers d’opinion au Myanmar (ex-Birmanie). Parmi eux, Daw Aung San Suu Kyi est l’une des plus connues.

Cofondatrice du principal parti d’opposition, la Ligue nationale pour la démocratie (NLD), elle est également l’une des personnalités politiques et l’une des militantes des droits humains les plus connues du pays (Prix Nobel de la paix en 1991).

Depuis 1989, elle a fait l’objet de plusieurs mesures de détention non officielle et d’assignation à résidence et son parti a été soumis à des restrictions – autant de mesures visant à empêcher Aung San Suu Kyi de devenir la dirigeante du Myanmar.
Elle se trouve en résidence surveillée depuis le mois de juillet 2003 et l’ordonnance de détention la concernant a été réexaminée le 27 mai 2008 : son assignation à résidence a été prolongée, selon les sources, de 6 mois à un an.

Aung San Suu Kyi est également membre du groupe The Elders (Les sages) mais son placement en résidence surveillée l’empêche de participer aux activités internationales de ce groupe visant à célébrer et à promouvoir le
60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH).


Son absence prolongée est un signe fort rappelant que la répression se poursuit au Myanmar et qu’il faut agir pour que les droits humains deviennent une réalité.


Signons la pétition d'Amnesty International pour demander la libération immédiate et sans condition d’Aung San Suu Kyi et de tous les autres prisonniers d'opinion du pays sur
http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/s_informer/actualites/il_est_temps_de_liberer_aung_san_suu_kyi


Extrait d'Amnesty International

Avis Personnel :


Aung San Suu kyi est une femme exceptionnel qui a mis sa vie entre parenthèse depuis 1989 où elle a décidé de participer à la vie démocratique Birmane en devenant leader de l'opposition Birmane. Cette femme d'exception, partisante de la non-violence privée de son marri et de ses enfants a sacrifié sa vie pour son pays dans la droite lignée de leader tels que Mahatma Gandhi en Inde, Martin Luther King aux USA pour les droits civiques ou Nelson Mandela et son mouvement anti-arpatheid en Afrique du Sud. "Usons de nos libertés pour promouvoir la notre" Aung San Suu Kyi, signez nombreux cette pétition et interpellez votre Maire ou votre député sur la situation en Birmanie.

Par amoruso78 - Publié dans : Birmanie et autres conflits oubliés
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Jeudi 22 mai 2008

Le 2 mai, le cyclone Nargis a dévasté une partie du Myanmar (le delta de l’Irrawaddy et la région de Rangoon) provoquant la mort de dizaines de milliers de personnes et le déplacement de près d’un million d’autres qui se retrouvent sans nourriture, sans abri et sans soins médicaux.

Les Nations unies estiment que plus de 2,5 millions de personnes sont affectées et nécessitent en urgence de l’aide pour éviter d’autres morts ou la propagation de maladies.


Depuis plus de deux semaines, seule une partie de la zone dévastée et quelques personnes ont reçu de l’aide. Les autorités birmanes ont déclaré qu’elles n’avaient pas besoin d’assistance pour fournir et distribuer l’aide aux victimes.
Cependant, les agences des Nations unies et les organisations humanitaires, expertes dans les situations de crise provoquées par les catastrophes naturelles, déclarent qu’un énorme effort logistique est nécessaire après le passage d’un cyclone.

A la différence des gouvernements régionaux qui ont tiré des conséquences du tsunami dans l’Océan Indien en 2004, les autorités birmanes obstruent l’expertise internationale, l’aide et le matériel pour les victimes.

Le gouvernement du Myanmar a refusé d’ouvrir ses frontières pour laisser entrer l’aide, refusé d’attribuer des visas aux experts des Nations unies et internationaux, saisi le matériel d’urgence et retardé sa distribution, et restreint la circulation des humanitaires présents dans le pays pour accéder aux zones touchées.

Le matériel et l’aide humanitaire ont également été confisqués par les forces armées pour être revendus.

Amnesty International est aussi concernée  par le sort réservé aux Karens et autres minorités ethniques vivant dans les zones touchées par le cyclone car ils peuvent être défavorisés dans l’attribution de l’aide humanitaire. Les discriminations à l’encontre des minorités ethniques ont fait l’objet de nombreux rapports depuis des décennies.

Amnesty International craint que des milliers d’autres personnes meurent de malnutrition et de maladies contagieuses, conséquences de la politique des autorités birmanes.

Plus le temps passe, plus les survivants qui se retrouvent sans aide sont exposés à la mort.

En bloquant délibérément toute aide pour les victimes, le gouvernement du Myanmar violent le droit à la vie et les droits à l’alimentation et à la santé.

Extrait d'Amesty International sur
http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/s_informer/actualites/apres_le_cyclone_nargis

Avis Personnel :

Dans un monde où l'information circule si vite et où les émotions se succèdent à une vitesse grand V, nous oublions très vite ce qui nous a touché hier.

Pendant ce temps, des populations souffrent dans une indifférence quasi générale. Le régime Birman est l'un des pires régimes au monde ; en plus d'avoir mené son pays à la faillite totale, il fait reigner un régime de fer en privant sa poupulation de ces droits humains les plus fondamentaux. Le comble de l'ignominie est atteint quand  elle profite du cyclone Nargis pour accroitre son autorité et renforcer son oppression sur les minorités de son pays.
Après l'incarcération de Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix 1991, la révolte des moines en 2007, n'oublions pas encore une fois la Birmanie ...

Je vous invite à soutenir les actions d'Amnesty International ou de Reporters Sans Frontières par exemple, à interpeler votre député ou à vous interroger sur le rôle de Total qui est l'un des principals bailleurs de fonds de la junte biramne à travers l'exploitation d'un gisement de gaz et du passage d'un oléoduc vers la Thailande.

Guillaume SERVOS

Par amoruso78 - Publié dans : Birmanie et autres conflits oubliés
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Mardi 8 avril 2008

Malgré un déploiement policier massif, Reporters sans frontières mobilise largement en faveur des droits de l’homme en Chine lors du passage de la flamme à Paris

Reporters sans frontières se félicite de la mobilisation en faveur des droits de l’homme et de la liberté d’expression en Chine, qui s’est largement manifestée à l’occasion du passage de la flamme olympique à Paris, le 7 avril 2008. L’organisation a réussi à déployer des drapeaux géants de la campagne Pékin 2008 sur la Tour Eiffel, sur l’avenue Marceau, sur les Champs-Elysées, sur le Pont des arts et sur le quai Malaquais, sur la façade de Notre-Dame et tout près du stade Charléty, siège du Comité national olympique et sportif français (CNOSF).

« Le soutien du public parisien ne nous a jamais fait défaut au cours de cette journée et nous tenons à remercier toutes les personnes qui se sont retrouvées autour de nos mots d’ordre en faveur des droits de l’homme et de la liberté d’expression en Chine. Cette mobilisation n’avait rien d’évident, compte tenu du dispositif policier exorbitant mis en place pour sécuriser le trajet de la flamme et des consignes d’extrême fermeté données aux forces de l’ordre. Les autorités chinoises ne peuvent plus mépriser les appels à la libération des prisonniers politiques et à un dialogue sur le Tibet. Il revient également aux chefs d’Etat et de gouvernement de tenir compte de cette mobilisation, en boycottant la cérémonie d’ouverture des Jeux, le 8 août », a déclaré Reporters sans frontières.

La flamme olympique a débuté son parcours sous très haute surveillance aux alentours de 12 h 30 dans la Tour Eiffel. D’emblée, des milliers de sympathisants de Reporters sans frontières et de la cause tibétaine étaient rassemblés le long du trajet, tandis que trois alpinistes ont déployé un drapeau aux couleurs de la campagne Pékin 2008 sur l’un des piliers de la Tour Eiffel. Les militants ont été violemment interpellés. Les trois alpinistes de la Tour Eiffel ont été délogés par les pompiers et le drapeau, retiré du pilier. Ils ont été libérés après deux heures.

A de multiples reprises, les policiers, très tendus, ont confisqué les fanions, les banderoles de Reporters sans frontières et les exemplaires du quotidien Libération qui avait titré en une : « Libérez les JO », avec en illustration, les cinq menottes disposées en anneaux olympiques. Ces scènes ont notamment eu lieu aux abords du siège de France Télévisions.

Peu avant, des militants de la cause tibétaine ont réussi à éteindre la torche, obligeant les organisateurs à la transférer dans un bus.

Un autre drapeau de Reporters sans frontières a été déployé au troisième étage d’un immeuble de l’avenue des Champs-Elysées où la flamme a été huée par une foule importante. Une banderole a également été accrochée à un immeuble de l’avenue Marceau. A l’hôtel de ville, les opposants au régime chinois ont dépassé en nombre les supporters des Jeux olympiques.

Quatre militants de Reporters sans frontières, dont le secrétaire général Robert Ménard, ont déployé une banderole de 8mx8m sur la façade de Notre Dame à Paris. Des manifestants étaient réunis sur le parvis et scandaient « Liberté en Chine, liberté au Tibet ».

Des voix se sont également fait entendre au sein de la classe politique. Le député Bruno Leroux a expliqué au nom du Parti socialiste que toutes les protestations non-violentes seraient les bienvenues. La chef de file du Mouvement démocrate (Modem) à Paris, Marielle de Sarnez, qui participait à aux manifestations, a appelé le gouvernement a avoir une position tranchée sur la question des droits de l’homme. Cinq personnes, dont Mireille Ferri, vice-présidente du conseil régional d’Ile-de-France, et l’élu Vert Sylvain Carel ont été interpellés par la police au cours de multiples incidents qui ont débuté avant même le départ de la flamme. Une quarantaine de députés issus de tous les groupes politiques ont manifesté devant l’Assemblée nationale pour le respect des droits de l’homme au Tibet. Les forces de l’ordre ont, là encore, confisqué les fanions de la campagne Pékin 2008 et les drapeaux tibétains arborés par quelques personnes venues se joindre aux élus.

Extrait de rsf.org

Avis Personnel :

Aujourd'hui, je suis fier d'être Français et d'avoir vu une mobilisation massive de tous les défenseurs des droits de l'homme et du Tibet même si quelques parts s'elle a pu se faire au détriment de l'esprit de la flamme olympique et des sportifs porteurs de la flamme qui ont pu se sentir un peu pris en otage.
Maintenant au nom des JO, on ne pouvait pas cautionner le régime chinois fait de censures systématiques, de violence graves et d'atteintes inaccceptables aux droits humains les plus fondamentaux sans parler de leurs soutiens intolérables à la jungle birmane et au régime soudanais.
Enfin, j'ai honte de la brutalité des forces de l'ordre françaises qui ont durement réprimées des manifestants pour l'immense majorité pacifique (confiscations des drapeaux tibétains, matracage abusif, ...) qui ce sont ainsi mis à la botte du gouvernement chinois.

Guillaume SERVOS

Par amoruso78 - Publié dans : Tibet Libre et Dalai Lama
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Lundi 31 mars 2008


Signez la pétition de AVAAZ pour faire pression sur les autorités Chinoises sur http://www.avaaz.org/fr/tibet_end_the_violence/

Déja plus de 400 000 signatures et le but est 1 million
 
En 36 heures, 250 000 d'entre nous ont soutenu l'appel du Dalai-Lama demandant l'ouverture du dialogue et le respect des droits de l'Homme au Tibet. Il s'agit là d'un incroyable assentiment- si chacun de nous contactait 4 personnes supplémentaires pour signer cette pétition, nous atteindrions LE MILLION cette semaine! Envoyez rapidement le message ci-dessous à vos connaissances, en rajoutant un petit commentaire personnel.

Après des décennies de souffrances, les Tibétains sont descendus dans la rue pour manifester, provoquant ainsi des émeutes. L'attention internationale est actuellement focalisée sur la Chine en raison des futurs Jeux Olympiques. C'est dans ce contexte que le Dalai-Lama, prix Nobel de la Paix, en appelle à la cessation des violences et prône la retenue et le dialogue. Il est urgent que la communauté internationale lui manifeste son soutien massif.

Le gouvernement chinois a dit que les protestataires qui ne se sont pas encore rendus "seront punis". Ses leaders sont en ce moment même en train de faire un choix crucial entre l'escalade de la brutalité ou le dialogue qui pourrait déterminer le futur du Tibet et de la Chine.

Nous pouvons influer sur ce choix historique. La Chine tient à sa réputation internationale. Il est nécessaire que le président chinois Hu Jintao entende que le succès du logo "made in China" et aussi les prochains Jeux Olympiques ne sera assuré que s'il fait le bon choix. Mais il faudra une énorme mobilisation internationale pour attirer son attention - et nous en avons besoin dans les 48 heures qui suivent-Le lauréat tibétain du Prix Nobel de la Paix et leader spirituel, le Dalai Lama, a appelé à la retenue et au dialogue: il a besoin d'un soutien international. Cliquez maintenant ci-dessous pour signer cette pétition -et faites passer le message à un maximum de personnes- notre but est d'obtenir 1 million de voix pour le Tibet.

L'économie chinoise est totalement dépendante des exportations 'Made in China' que nous achetons et le gouvernement veut absolument faire des Jeux Olympiques à Pékin cet été une célébration de la nouvelle Chine, respectée comme un pouvoir mondial. La Chine est aussi un pays très divers avec un passé brutal et a des raisons d'être inquiète à propos de sa stabilité. Certains des émeutiers tibétains ont tué des gens innocents. Mais le Président Hu doit reconnaître que le plus grand danger pour la stabilité chinoise et son développement vient des jusqu'au-boutistes qui conseillent l'escalade de la répression et non pas des tibétains qui recherchent le dialogue et la réforme.

Nous délivrerons notre pétition directement aux officiels chinois à Londres, New York et Pékin mais il nous faut un nombre massif avant de pouvoir donner la pétition. S'il vous plaît, faites suivre cet e-mail à vos contacts avec un message expliquant à vos amis pourquoi c'est important ou utilisez notre outil 'Parlez-en à vos amis' pour écrire à votre carnet d'adresse, qui apparaîtra après votre signature de la pétition.

Le peuple tibétain a souffert en silence pendant des décades. Il est finalement temps pour eux de parler, nous devons les y aider.

Avec espoir et respect,

Ricken, Iain, Graziela, Paul, Galit, Pascal, Milena, Ben et toute l'équipe d'Avaaz.


Avis Personnel :

Les récents évenements au Tibet et la proximité des JO à Pékin sont une formidable opportunauté pour la communauté et l'opinion internationale  pour faire pression sur les autorités chinoise afin de faire avancer les choses sur des dossiers tels que le Tibet, le Darfour, la Birmanie et la promotions des droits humains en Chine.
La pétition de AVAAZ est une initiative interessante, tout comme l'action du groupe d'information sur le Tibet du sénat "
http://www.senat.fr/ga/ga_tibet/index.html " et la mobilistaion de Reporters Sans Frontières. Toutes ces actions doivent être relayer et suivi dans le temps pour ne pas être un feu de paille ou un coup d'épée dans l'eau comme trop souvent nous l'avons vu dans le passé où la mobilisation retombe aussi vite qu'elle  est venu, la Birmanie en est un exemple criant.
Soyons Vigilant et maintenons la pression sur les autorités chinoises en soutenant les initiatives de paix du Dalai Lama.

Guillaume SERVOS

Par amoruso78 - Publié dans : Tibet Libre et Dalai Lama
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Vendredi 21 mars 2008

rsf_pekin2008.jpg

Origine du mouvement :

Dans différentes régions du Tibet, depuis le lundi 10 mars, anniversaire du soulèvement tibétain contre l'occupation chinoise en 1959, des manifestations appelant au retour du Dalaï lama et à laliberté se sont multipliées.

Le 10 mars à Lhassa, environ 300 moines du monastère de Drepung, accompagnés de nombreux laics, ont marché vers le Potala afin de demander la libération de moines détenus depuis octobre dernier, peu de temps après la remise de la médaille du Congrès américain au Dalaï lama. 50 à 60 (?) moines auraient été arrêtés par le Bureau de la Sécurité Publique (PSB)

Ce même jour, plusieurs moines (9?) du monastère de Sera et deux autres personnes ont protesté devant le temple du Jokhang à Lhassa avec des drapeaux, des slogans réclamant la liberté. Ils ont eux aussi été arrêtés et violemment battus par le PSB. En Amdo, des heurts semblables ont été rapportés.
Environ 140 moines du monastère de Lhutsang (Comté de Mangra) et plus de 200 laics ont été stoppés dans leur marche par la Police Populaire armée. Pas d'arrestation connue mais des renseignements pris sur les
manifestants par les autorités. Aujourd'hui encore les troubles se poursuivent.

La Censure Chinoise :

Nouvelles entraves pour les journalistes étrangers, le contrôle et la propagande s’intensifient au Tibet

Reporters sans frontières dénonce les méthodes utilisées par les autorités chinoises pour empêcher les journalistes étrangers de couvrir la situation dans les régions tibétaines. L’organisation réclame le retour immédiat de la presse étrangère au Tibet et dans les provinces à forte population tibétaine. Par ailleurs, le brouillage des radios internationales s’est intensifié au Tibet et les propriétaires de cafés Internet ont reçu l’ordre de renforcer la surveillance. Enfin, la propagande bat son plein pour dénoncer la "clique du dalaï lama" et les médias étrangers "irresponsables".

"Les
autorités de Pékin sont en train de régler le problème des manifestations de Tibétains par la force et le silence. Après avoir débarrassé le Tibet et ses régions environnantes des observateurs indésirables - journalistes et touristes étrangers, les forces de sécurité écrasent les manifestations loin de tout regard. Les Nations unies doivent exiger le retour des journalistes étrangers et l’envoi d’observateurs indépendants sur place", a affirmé l’organisation.


Depuis le 10 mars 2008, Reporters sans frontières a recensé plus de quarante violations graves des droits des journalistes étrangers qui ont été notamment empêchés de travailler librement dans les villes de Lhassa, Pékin, Chengdu, Xining et dans d’autres localités des provinces du Gansu, du Sichuan et Qinghai.

Extrait de rsf.fr " http://www.rsf.org/rubrique.php3?id_rubrique=171 "

Avis personnel :

De France, nous ne pouvons pas faire grand chose hélas pour soutenir les Tibétains du Tibet et de Chine. Par contre c'est de notre devoir de diffuser et de relayer le message de paix et de non- violence du Dalai Lama. Je vous invite par exemple à signer la pétition de Reporters Sans Frontières sur http://www.rsf.org/article.php3?id_article=2196 .

Je ne suis pas pour le Boycott des JO de Pékin mais au contraire de se servir des  JO comme un porte de voix pour la promotion des droits humains dans le monde et en Chine en particulier. J'attends des athlètes du monde entier qu'ils soulèvent le drapeau Tibétain à la vue des dirigeants Chinois en marque de solidarité à tous les Tibétains qui sont victimes de la répression du gouvernement chinoise.

Par amoruso78 - Publié dans : Tibet Libre et Dalai Lama
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Dimanche 16 mars 2008

birmanie.jpg

Rappel des Faits :

Du 25 au 29 septembre 2007, les forces de sécurité au Myanmar ont attaqué des manifestants pacifiques et fait violement irruption dans les monastères, en réaction à la plus grande manifestation civile que l’on ait vue dans le pays depuis 1988


Initialement, la réaction est venue de la police, mais très rapidement les militaires sont intervenus et ont tiré des munitions en caoutchouc et de vraies munitions, utilisé des gaz lacrymogènes et des bombes fumigènes. Ils ont réprimé les manifestations pacifiques, frappant les participants avec des matraques en caoutchouc et en bois. Des milliers de manifestants ont été arrêtés, des centaines blessés et au moins 31 tués, bien que le nombre réel dépasse certainement la centaine.
Des milliers ont été arrêtés, des centaines d’autres blessés et au moins 31 personnes ont été tuées bien que le nombre réel, dépasse certainement la centaine.

Au cours des quatre mois qui ont suivi la répression, les forces de sécurité du Myanmar ont continué à arrêter les manifestants et ceux soupçonnés de sympathiser avec eux, notamment des moines, des journalistes, des défenseurs des droits humains et des militants.
Les arrestations se passent généralement la nuit et parfois les membres de la famille, ou les amis des individus recherchés sont aussi pris en otage pour exercer une pression sur eux et les amener à se découvrir. 

Avis personnel : 

Soutenons et relayons la campagne d'Amnesty International qui lance un appel aux principaux fournisseurs d’armes : la Chine, l’Inde et la Russie en leur demandant de cesser immédiatement tout transfert d’équipements militaires et de sécurité au Myanmar.
http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/agir/campagnes/armes/actions/non_aux_armes_pour_le_myanmar

J'en profite aussi pour pour relayer la campagne de Reporters Sans Frontières contre la censure sur Internet, venez vous joindre aux cyber-manifestations sur http://www.rsf.org/24heures/pages/ .

Solidarité enfin avec les Tibétains et leurs combats pour la survie de l'idendité Tibétaine. Non à la répression Chinoise qui s'amorce suites aux différentes manifestations au Tibet et au Sichuan marquant le 49 ième anniverssaire du soulèvement tibétain et de la fuite de sa sainteté le Dalai Lama.

Par amoruso78 - Publié dans : Birmanie et autres conflits oubliés
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Lundi 10 mars 2008

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Cette photo a été prise le 10 mars 2003, dans la manifestation devant l'ambassade de Chine de New-Delhi en Inde. Des tibétains de tous âges ont scandés durant toute la journée de nombreux slogans invitant la Chine à les écouter... De nombreuses manifestations sont également organisées durant le 10 mars partout dans le monde et dans beaucoup de villes françaises. Vous trouverez les dates et lieux des manifestations sur les sites des associations de soutien au Tibet.

Le 10 mars 1959, des milliers de Tibétains, ne supportant plus l'oppression et la brutalité systématique qu'ils subissaient sous l'occupation militaire chinoise, se rebellèrent contre l'administration chinoise. Devant ce soulèvement populaire, les militaires chinois écrasèrent et tuèrent des milliers de personnes, et des dizaines de milliers de Tibétains furent envoyés dans des camps de travaux forcés. 

Durant le soulèvement, sa Sainteté le Dalaï Lama et d'autres groupes de Tibétains réussirent à s'échapper et à s'exiler. Depuis lors, les Tibétains en exil travaillent sans relâche afin d'arriver à trouver un terrain d'entente avec le gouvernement chinois. 

Avis Personnel :

Le debut de l'extinction lente du peuple Tibétain et de sa culture, le tout dans une indifférence consternante de la communauté internationale. Soutenons le Dalai Lama dans son combat pour la survie de la culture tibétaine et des droits humains au Tibet 

 

Par amoruso78 - Publié dans : Tibet Libre et Dalai Lama
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Phrase du Jour

"Usez de votre liberté pour promouvoir la notre" Aung San Suu Kyi Prix Nobel de la Paix 1991

 

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